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assertion, et Robert Saundby, de Birmingham, a pu dire, parlant de notre Maître : « À lui donc revient de droit l’honneur dû à l’auteur qui le premier a reconnu distinctement la pleine signification de la lésion pancréatique dans le diabète ».
Nous nous contenterons de rappeler, ne voulant pas étendre outre mesure les limites de ce chapitre, le résultat des remarquables expériences entreprises par M. ie professeur Hédon, et démontrant que la suppression totale du pancréas entraine le diabète, alors que ce dernier n’apparaît pas s'il reste une portion de la glande, ou si l’on transplante sous la peau de l'abdomen une portion de la glande extirpée.
Pour certains auteurs, entre autres Lépine, le pancréas est . une glande vasculaire sanguine qui élabore un ferment glycolytique et le déverse dans le sang. Ce ferment est destructeur du sucre et lorsqu'il vient à diminuer, l’incomplète consommation du glucose entraîne le diabète. On allègue, en effet, d’une part, que le pouvoir glycolytique du sang de la veine pancréatique est plus grand que celui de la veine splénique, d'autre part, que le pouvoir glycolytique du sang des diabétiques est fort abaissé.
Dans une conception beureuse, M. Baumel a dit que le diabète était au pancréas ce que l’ictère est au foie: on obtient, en effet (Charrin), le diabète expérimental par infection du canal de Wirsung. Et, de même que la colique néphrétique peut exister chez l'enfant, il peut bien exister aussi chez lui ce que M. Baumel appelait la colique pancréatique, lorsque, dans sa première leçon comme professeur de clinique infantile, il nous présentait un enfant de 6 mois dont le pancréas était douloureux. [l peut y avoir une tuberculose du pancréas et une syphilis de cet organe ; enfin ne peut-on soutenir, et nous y reviendrons au sujet de l’un des malades dont nous présentons
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l'observation, qu’il existe un pancréas cardiaque, comme il existe un foie cardiaque, ua rein cardiaque, une rate cardiaque ?
Nous pouvons dès lors imaginer une théorie soutenue par notre Maître, opposée à celle de M. Lépine et différente encore de celles de Chauveau et Kauffmann, qui considèrent le pancréas comme modérateur de la glycogénie du foie.
Il n'est plus besoin de parler de sécrétion interne, qu’en somme personne n’a vue ;il suffitde dire que, lorsque la sécrétion externe, connue, du pancréas, ne peut se déverser au-dehors de l'organe (dégénérescence de la glande, aplasie de cette dernière ou du conduit, calculs, bouchons muqueux, action nerveuse ou vasculaire), elle passe dans le sang et va troubler dans le foie les cellules glycogéniques dont la secrétion, notamment, s'exagère. Ainsi setrouve expliquée cette assimilation du diabète à l'ictère, qui se produit toutes les fois que le cours de la bile est arrêté ; et si la première de ces affections est plus rare, cela tient à ce que le pancréas possède deux canaux au lieu d’un seul et que la perméabilité de l’un d'eux suffit au fonctionnement de l'organe.
Quoi qu’il en soit, le diabète reconnaîittoujours sa cause dans le pancréas, et, ainsi que nous l’avons déjà dit dans une lésion de cet organe, que cette lésion soit macroscopique, comme dans le diabète maigre, microscopique, comme dans le diabète gras, ou purement dynamique comme dans le diabète nerveux. Ce dernier dépend d’une action nerveuse ou vasculaire sur le pancréas, et ici nous nous appuyons sur l'expérience de Bernstein. |
Nous avons déja mentionné l’aplasie pancréatique comme cause du diabète. Lancereaux, qui insiste tout spécialement sur cet arrêt de développement du pancréas, lui donne comme conséquence un diabète excessivement grave. Il est certain que