PATHOGÉNIE
L'étude pathogénique du diabète commence, nous pouvons le dire, avec les remarquables travaux de Claude Bernard.
On savait que le sang du diabétique contient, tout comme son urine, du sucre plus qu’à l’état normal ; mais les causes de cette hyperglycémie restaient inconnues.
Claude Bernard, en 1849, découvrit la fonction glycogénique du foie. De plus, il démontra par la piqüre du quatrième ventricule produisant l’hyperglycémie, l'influence du système nerveux sur cette fonction.
Il mit en cause le foie. |
Vinrent les expériences de Bernstein, qui s'occupait, lui, de sécrétion pancréatique. Or, par l'excitation du bout central du pneumogastrique, dont le résultat avait été seulement l’hyperglycémie pour Claude Bernard, il obtint l’arrêt de la sécrétion du pancréas.
Dès 1881-82, M. Baumel, frappé du rapprochement que l’on pouvait établir entre ces deux expériences, le mit en lumière, et, s'appuyant sur des constatations anatomo-pathologiques, exprima l'idée que, dans le diabète sucré, c’est le pancréas qui est en cause.
Depuis lors, Bouchardat, Lancereaux, Lépine, Thiroloix ; à l'étranger, Von Mering, Minkowski, ont fait prévaloir cette