ÉTUDE SUR LE TRAITEMENT DU DIABÈTE SUCRÉ
Un quatrième essai fait sur l'urine traitée à la fois par le chlorure de zinc et l'acétate de plomb peut servir de contrôle.
(D'après le D^ Duhomme, la créatine se rencontrerait surtout dans les urines simplement glycosiques, ou du moins elle y serait en quantité plus marquée que dans les urines vraiment diabétiques. Cette substance gênerait beaucoup la réaction cuprosodique pour le dosage du sucre.)
L'albumine est utile à doser aussi dans l'urine des diabétiques. Le réactif d'Essbach, à l'acide picrique et citrique, ■en même temps qu'il sert à la déceler tout aussi sûrement ■que l'acide azotique et la chaleur combinés, — (il ne faut ipas oublier que les deux sont nécessaires pour affirmer l'albuminurie) — permettra de la doser avec une approximation suffisante, au moyen du tube albuminimétrique, dont nous n'avons pas à décrire ici le maniement.
Enfin les phosphates pourront être dosés par précipitation dans un tube spécial dit phosphatimètre, sur 10 ce. d'urine, alcalinisée d'abord avec de la soude en excès, et traitée ensuite par un mélange de sulfate de magnésie et de chlorhydrate d'ammoniaque destinés à précipiter les phosphates à l'état de phosphates ammoniaco-magnésiens. La hauteur du précipité obtenu, après 24 heures, dans la partie amincie du tube, indique la proportion d'acide phosphorique dans l'urine, et permet par conséquent au médecin d'apprécier le degré de gravité de la phosphaturie qui compliquerait le diabète.
Avec tous ces éléments, le praticien se rendra compte d'une façon sûre, et en véritable clinicien, des transformations que l'urine de son malade, et par conséquent sa santé, subissent sous l'influence du traitement hydrologique employé.
Poitiers. — Soc. franc, d'imp. et de libr. (Oudin et C'^
Compagnie fermière de l'Établissement thermal
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