‹ Le diabète sucréChapitre 104 sur 654 · GLYCOGÈNE DES MUSCLES ET DES AUTRES ORGANES · texte numérisé non relu

GLYCOGÈNE DES MUSCLES ET DES AUTRES ORGANES

Glycogène des muscles. — SansonJ a découvert le glycogène musculaire. Limpricht*, Mac Donnell1, Nasse* ont confirmé

gène sc fait aux dépens des aoides gras. D’autre part, Bouchard et Desgrez. ( Journal de physiol. et de pat h. gêner., 1900) et Gilbert et Jomier. (C. H. de la Société de biologie , 1905, I, p, 17) n’ont pas vu que chez le chien la graisse augmentât le glycogène hépatique.

1. K. Grube. I cher die kleinslen Molécule welche die Leber zur Synthèse des Glykogens verwerthen kann (Pfluegers Archiv, 1 908, 121, p. 636). — Dans la chlorophylle, l’aldéhyde formique se transforme en hydrate de carbone. (Hokorny).

2. Sanson. De l’origine du sucre dans l’économie animale (Journal de la physiologie publié par Brou n- Séquard, 1858, p. 258).

3. Limpricht. Ueber einige Bestandtheile der Kleischflüssigkeit (Annalen der Chemic uiul Pharmacie, t. CXXX11I, p. 293).

4. Mac Donnell. Hecherches sur la matière amylacée des tissus fœtaux ( Comptes rendus de l'Acad. des Sciences, t. LX, p. 293 et Amer. Journal, 1863).

3. Nasse. Beitrüge zur Physiologie der contractilen Substanz.

; Pfluegers Archiv, 1869, t. II, p. 97).

110 RÉSERVES GLYCOGÉNIQUES

celte decouverte, cl ce dernier a vu que certains muscles en contiennent davantage. C’est que le glycogène, dans les muscles, et dans les organes autres que le foie, est surtout en rapport avec

I activité fonctionnelle de l’organe1. C’est une réserve locale.

II nous intéresse donc d’une manière moins directe que le glycogène du foie.

Le glycogène musculaire se distingue du glycogène hépatique par divers caractères physiques et chimiques 2. 11 est, sans doute, à l'état de combinaison, car on ne peut l’en chasser par l’eau bouillante 3 * * * ; il faut employer la potasse concentrée.

Grenier1, et plus récemment. Moignon* , ont insisté sur la teneur très inégale en glycogène que présentent souvent des muscles symétriques. L’ignorance de ce fait a certainement induit en erreur des expérimentateurs.

Zoamylogénie musculaire. — On a dit que la zoamyline des muscles leur était apportée par le sang. Celle opinion est certainement trop exclusive, et les muscles, comme le foie, peuvent, avec du glycose, faire du glycogène ; mais, paraît-il, ils n’en produisent pas avec le lévulose \ D’après Bouchard et Desgrez, ils peuvent en faire avec de la graisse7.

1 . D’après Tadasc Saiki (The Journal of Riological Chemistry . IV, junc, 1908). qui a employé la méthode de Pllueger, les muscles lisses ne renferment qu’une trace de glycogène. Cadéac et Maignon, C. il., t. XXX VJ, avaient déjà constaté qu'ils étaient très pauvres en sucre.

2. Pour les caractères microscopiques, voir une note de Meillière et Loepf.k. (C. /{. de la Société de Biologie, 1901, p. 153). — Voir aussi. J. Arnold (Cenlralbl. fiir allg. Pathol.. 1908, nc‘ 15, p. 017).

3. Loeschke. ( Pflueger’s Archiv, 1901, Cil, p. 592), aurait obtenu la totalité du glycogène, mais l’épuisement a duré vingt jours (!).

A. Cremkr. ( Zeitschrift fiir Biologie, 1888, XXIV, p. 77).

3. .Maignon. (C. R. de T Acad, des Sciences, 1907. 27 juillet).

0. D’après Sachs ( Zeitschrift fiir klin. Med., 1900, XLI, 437), l’injection de lévulose dans le sac lymphatique de la grenouille privée de foie n’augmente pas son glycogène musculaire.

7. Ce fait est contesté par Maignon. ( C . IL de la Société de Biologie, 11 avril 1908.)

Page 1