‹ Le diabète sucréChapitre 106 sur 654 · I. — Influence immédiate de l’alimentation · texte numérisé non relu

I. — Influence immédiate de l’alimentation

Plusieurs observateurs, notamment Baum Lauder Brunlon 2, Gilbert et Jomier3, ont vu au microscope que, peu d'heures après le repas, les cellules hépatiques sont riches en granulations de glycogène.

Külz\ après avoir laissé des lapins à l'inanition pendant six jours, a fait ingérer, avec une sonde œsophagienne, aux uns 20 grammes de glucose, à d'autres 20 grammes d’amidon en suspension dans l'eau *. Les ayant sacrifiés entre quatre et trentesix heures après l’ingestion, il a trouvé le maximum du glycogène à la seizième heure.

D’après Praussnilz, qui a répété ces expériences sur des poulets à l’inanition*, le maximum du glycogène hépatique ne serait atteint que vingt heures après l'ingestion du sucre (et même vingt-quatre heures d'après llergenhahn 7). Une fois le maximum atteint, le glycogène du foie diminue très vite. Le glycogène musculaire augmente et diminue moins rapidement*.

t. Baum. [Maly's Jahresb., pro 1880. p. 282.) Ses recherches ont été faites sur le cheval.

2. Lauder Brunton et Dei.kpi.ne. Broceedings of the lloyal Society, 1891).

3. Gilbert et Jomier. (C. II. de la Société de Biologie, 1905, 14janvier).

4. C. Kuelz. Beitrâge zur Lehre von dur Cilyeogcnbildung in der Leber. (Pfluegers Archiv, 1881, XXIV).

5. 11 est à noter que, chez les animaux ayant ingéré l’amidon, la zoamylogénie, pendant les quinze premières heures, a été plus abondante que chez ceux qui ont ingéré une quantité équivalente de glyeose. On aurait pu s'attendre à un résultat contraire; car il faut un certain temps pour que l'amidon soit transformé en sucre, puis résorbé; mais le lait s’explique peut-être en admettant que l’ingestion d'une quantité relativement grande de glycosc est suivie de la formation d'acide lactique.

G. Praussxitz. ( Zeitschrift für Biologie . 1889. XXVI, p. 410).

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