‹ Le diabète sucréChapitre 107 sur 654 · II. — Influence des saisons · texte numérisé non relu

II. — Influence des saisons

Maignon 1 , chez une quarantaine de chiens, sacrifiés à différents mois de l’année, a trouvé que le biceps fémoral renfermait :

grammes.

En janvier . . . 0,57 glycogène (p. 100 grammes de muscle).

En février ... 0,7 —

En mars .... 0,8 — —

En avril .... 0,6 — —

En mai O.fio * — —

En juin .... 0,44 — —

En juillet-août . 0,28 minimum.

A partir de septembre, le glycogène augmente. 11 atteindrait son maximum à la fin de l’hiver et au début du printemps, puis il décroîtrait rapidement jusqu’à la fin de l’été. Ainsi, contrairement à ce qui a lieu chez les animaux hibernants, l'accumulation du glycogène aurait lieu chez le chien bien nourri2 au moment où les combustions respiratoires sont plus actives.

Il en est autrement chez des chiens inanitiés : Si les uns sont sacrifiés en mai, et d’autres au mois de décembre, on trouve les premiers plus pauvres en glycogène que les seconds. Gomme il est dillicile d’admettre que la destruction du glycogène est plus forte en mai que pendant les mois froids de l’hiver, il paraît évident que la production du glycogène est plus intense en hiver qu’au printemps.

En somme, l’euzoaim lie n’est qu’une résultante; elle indique seulement que la production 1’emportc sur la destruction.

Chez des lapins, Gürber3 a trouvé qu’avec la même aiirnentation le foie peut être en hiver plus riche en glycogène qu’en été. Au

1. Maignon. Influence des saisons sur la nutrition. ( Lyon méd., 22 sept. 1907).

2. Maignon n'a malheureusement pas mesuré la ration alimentaire quotidienne fournie aux animaux en expérience. Il est probable qu’ils mangeaient davantage l'hiver.

3. Guerber. (Sitzungsbericlite der Würzb. phys. mcd. Gcsellschaft, 1895, n° 2).

EOZOAMYLIE

1 lô

premier abord, cela parait assez extraordinaire. Toutefois, si la température n'est pas très basse, un lapin pourvu d'une épaisse fourrure ne perd pas beaucoup de chaleur. De plus, il se peut que l'hiver la digestion soit plus active et l'absorption des principes alibiles plus complète. Enfin il n'est pas impossible (pic les lapins de Gürber aient eu à supporter une température estivale un peu élevée, et dans ce cas les animaux perdent en partie leur glycogène hépatique, ainsi que nous le verrons dans un des paragraphes suivants.

Page 1