INFLUENCE DE CERTAINES SUBSTANCES
Glycérine. — Xous avons vu précédemment que la glycérine est zoamylogène; quelques expériences font penser qu elle est en même temps euzoamylique :
Luchsinger1 a montré que si, à un chat ou à un lapin ayant reçu de la glycérine, on pique le plancher du 4e ventricule, il ne se produit pas de glycosurie2. Ce fait peut s’expliquer en admettant que la glycérine empêche le glycogène de se transformer en sucre3. La démonstration de cette influence euzoamylique a été donnée par Richter4.
Antipyrétiques. — Les expériences que j’ai faites avec la collaboration de Porteret ont montré que l'acétanilide, l'antipyrine et, probablement tous les antipyrétiques , augmentent la proportion du glycogène du foie et des muscles \
Ces expériences ont porté sur deux lots de cobayes soumis préalablement à la même alimentation, puis à l’inanition. Aux animaux de l’un des lots on a injecté sous la peau de l’eau pure; à ceux de l’autre lot, plusieurs doses d’antipyrine, chacune de U gr. 10 à 0 gr. 20 (dose qui n’est nullement toxique), de manière
une augmentation du glycogène dans les muscles paralysés par la section de leur nerf moteur. — Voir aussi Boldt. ( Ccntr . fur die med. Wi$S., 1894).