‹ Le diabète sucréChapitre 166 sur 654 · Portier. (C. R. de la Société de Biologie · texte numérisé non relu

Portier. (C. R. de la Société de Biologie

IGG

GLYCOLYSE

pipette, quelques centimètres cubes de la partie supérieure du sérum, et autant de la partie tout à fait inférieure, la plus rapprochée des globules, on trouve presque toujours que celte dernière est la moins sucrée. Il est aussi très fréquent qu’il y ait moins de sucre dans la couche supérieure des globules rouges que dans la couche inférieure1.

Or, la partie inférieure du sérum et la couche supérieure des globules rouges ont ceci de commun qu’elles sont en contact avec les globules blancs, qui, comme on sait, forment une mince couche è la surface des globules rouges. Voilé une raison de penser que la glycolyse dans le sang est essentiellement sous la dépendance des globules blancs. Mais en raison de l’influence des globules sur le dégagement du sucre, la partie inférieure du sérum est ordinairement plus sucrée que la partie supérieure2. On peut cependant, mémo dans ces cas, se convaincre que la glycolyse est plus intense dans la partie inférieure du sérum :

On centrifuge le sang défibriné et refroidi; on décante le sérum, et on en verse la même quantité (soit 50 grammes) dans deux ballons; puis on écréme, en quelque sorte, la couche des globules pour en prendre la partie la plus supérieure, soit 30 grammes, et on la mélange intimement au sérum de l’un des ballons; puis on prend le môme poids (30 grammes) de la partie la plus inférieure des globules3, et on les mélange au sérum de l’autre ballon; on porte les deux ballons à l’étuve à 39° ; on les y laisse deux ou trois heures; enfin on y dose le sucre. Noici une de nos expériences :

1. L épi ne et Boucud. C. II. de la Société de Biologie, 1906, 20 mai, XL, p. 901 .

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