‹ Le diabète sucréChapitre 168 sur 654 · Martin Hahn. ( Berl . kl. Woch, p · texte numérisé non relu

Martin Hahn. ( Berl . kl. Woch, p

3. M artin Hahn a montré que le sang rendu incoagulable possède le

même pouvoir glycolytique que le sang normal.

GLYCOLYSE

Mais Barrai et moi avons constaté que si on retourne le segment veineux toutes les cinq minutes, la glycolyse, au bout d'une heure, est très appréciable dans le sang ainsi brassé. L’absence de glycolyse, s'il reste au repos, s’explique par la sédimentation du sang. Vu le faible diamètre de la veine, les leucocytes, en mince couche, ne sont, (pie dans une étendue très restreinte, en contact avec la surface inférieure du plasma d’une part, et la surface supérieure des globules d’autre part. En agitant le sang, on facilite la diffusion du ferment1.

En résumé, la glycolyse in vitro nous fait connaître la perte apparente et la perte réelle en matières sucrées que subit le sang pendant une heure à 311°. Quant au pouvoirglycolytique, on peut le considérer comme égal au pourcentage de la perle réelle (par rapport à la quantité de sucre existant dans 1.000 grammes de sang). C’est ce que montrent mes expériences, faites avec la collaboration dcMétroz2.

En effet, si l’on prend 200 grammes de sang normal défibriné, qu’on les répartisse en cinq ballons, et qu’à chacun de ces derniers on ajoute une proportion différente de glycose pur, de façon que la teneur du sang en sucre dans les différents ballons soit comprise entre 1 g r. 30 et 5 grammes; puis, qu’on les laisse une heure à 30°, on constate que ce sont les échantillons les plus sucrés qui perdent le plus de sucre3. Il est dès lors évident que la détermination du pouvoir glycolytique du sang ne peut être basée sur la perle absolue , même réelle, et qu’il faut nécessairement avoir égard à la proportion des matières sucrées existant dans le sang. Je ne prétends pas qu’on soit pleinement autorisé à ne tenir compte que du pourcentage de la

1. Lépine et Barral. (C. H. clc la Société de Biologie,, 1892, p. 220).

2. FjÉpixe et Mktroz. {C. R. de l’Acad. des Sciences, 1893, CXV1II,

3. Mad. Sieber (Hoppe-Seyler’s Zeitschrift, 1903, XXXIX), en employant des solutions plus concentrées (de 7,4 à 33 gr. p. 1.000) a vu au contraire que la glycolyse est moindre dans les solutions très sucrées. Mais ces expériences n’ont pas d’intérêt biologique, attendu que dans l’économie, il n’existe pas de solutions aussi sucrées.

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