‹ Le diabète sucréChapitre 170 sur 654 · INFLUENCE D UNE COMMOTION CÉRÉBRALE · texte numérisé non relu

INFLUENCE D UNE COMMOTION CÉRÉBRALE

exacte ; car pendant une heure à 39°, il s’est produit du glycose, aux dépens du sucre virtuel. En effet, ce même sang, additionné d’oxalate de potasse, qui a empêché (incomplètement) la glyco- Ivse, possédait, après une heure à la température du laboratoire 2 gr. 44 de sucre. La perte réelle est donc 0 gr. 40, et la perte centésimale 16. C’est encore une perte faible, mais ce n'est pas une perte insignifiante.

Ainsi, par le fait de l'asphyxie, le pouvoir glycolytique est très diminué, bien qu'à sa sortie du vaisseau le sang ait été saturé d'oxygène. Il est à noter que l’on peut retirer du sang asphyxique une substance (leucomaïne (?) qui, mélangée à du sang normal défibriné, en diminue la glycolyse*.

Commotion cérébrale. — Un coup de maillet sur le crâne, assez violent pour suspendre momentanément la respiration, provoque presque immédiatement une hyperglycémie plus ou moins forte (Cl. Bernard); et, le plus souvent, une diminution de la glycolyse apparente (Lépine) ; puis, dans les heures consécutives, une augmentation, parfois considérable, de la glycolyse réelle.

Aussitôt après rassommemenl il y a diminution, surtout apparente, du pouvoir glycolytique du sang. En effet, si l'on reçoit du sang dans un ballon à 58°, pour empêcher la glycolyse, on y constate, pendant l'heure suivante, une forte augmentation du sucre. Puis, au bout de quelques heures, la glycolyse générale est très marquée.

Effets de la commotion cérébrale dans un membre dont les nerfs ont été coupés. — Si avant l’assommemcnt on a sectionné les nerfs d’un membre, par exemple le sciatique et le crural du côté droit, et qu’aussitôt après avoir porté le coup on prenne simultanément le sang de la veine fémorale de l’un et de l’autre côté, on peut constater que le sang du côté droit est peu sucré,

1. Lépine et Bouu’d. (C. H. de l'Acad. des Sciences, 1902, 9 juin).

GLYCOLYSi:

et qu'il a conservé un pouvoir glycolytique plus ou moins normal, tandis que du côté gauche (où les nerfs sont intacts), le sang n’a pas (en apparence) perdu de sucre. Ce fait que nous avons déjà indiqué à propos du sucre virtuel (p. Go, en note) peut s’expliquer en admettant que l’assommement exerce une certaine influence sur les tissus, qui, naturellement fait défaut si les nerfs ont été préalablement coupés.

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