‹ Le diabète sucréChapitre 199 sur 654 · D’INJECTIONS SOUS-CUTANÉES DE SUCRE · texte numérisé non relu

D’INJECTIONS SOUS-CUTANÉES DE SUCRE

D’après le prof. v. Kossa1, les lapins supportent pendant deux à quatre semaines l'injection sous-cutanée quotidienne de 1 p. 100 de leur poids de saccharose. Mais ils maigrissent et deviennent albuminuriques. Les chiens maigrissent moins. Quelques-uns même engraissent; mais l’expérience chez eux ne peut être poursuivie plus longtemps que chez les lapins; car, malgré l’antisepsie aussi rigoureuse (pic possible, des abcès se développent au niveau des injections. Il faut aussi compter avec le catarrhe gastro-intestinal, la néphrite, etc.

Lucibelli 2 a reproduit, avec le glvcose, les expériences de Kossa : injecté sous la peau d’un lapin, à la dose quotidienne de 2 p. 100 du poids vif, ce sucre entraînerait la mort en produisant un œdème local, une lésion des reins (tuméfaction trouble, et souvent néphrite parenchymateuse), une dégénérescence graisseuse du foie, une forte hyperémie des poumons et une infiltration graisseuse du myocarde.

Avec une dose moindre, les lapins ne succombent pas, mais ils sont moins résistants vis-à-vis des infections slreptococciquc et pneumococcique provoquées.

Si la dose ne dépasse 'pas -4 à 5 p. 1.000 du poids corporel, les animaux ne paraissent pas en souffrir. On peut même, grâce à une certaine accoutumance, l’élever progressivement.

Alors même qu’elles n’ont pas d’action toxique bien apparente, de fortes doses de sucre en injections sous-cutanées produisent, dit-on, une désassimilation des matières albuminoïdes. D’après v. Kossa, une dose quotidienne de 2 gr. 50 à 7 grammes de saccharose, par kilogramme de poids vif, amène chez le lapin et

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