‹ Le diabète sucréChapitre 21 sur 654 · Rouget. Loc. cit., p · texte numérisé non relu

Rouget. Loc. cit., p

2. Pavy. ( Philosoplncal Transactions, 1839, p. 593, et On t/ic alleged sugarforming funclion of the liver, London, 1861). — Voir aussi Hesearckcs on the Nature and Treatment of Diabètes , 1802.

3. Pour Pavy, le glycogène se transforme normalement en graisse; mais, dans des circonstances anormales, il peut faire du sucre. Ces circonstances peuvent se présenter: lu si les cellules hépatiques sont comprimées par des vaisseaux hyperémiés ; 2° si le sang de la veine porte est altéré ; 3° à la suite de troubles de l’innervation, mais les conditions précédentes ne réalisent guère qu’une glycosurie transitoire. Dans le véritable diabète sucré il faut admettre un defaut d' activité du foie, grâce auquel le sucre traverse le loie sans se modifier; la persistance de la glycosurie avec la diète carnée s’explique par la transformation en urée du glycogène formé aux dépens de l'albumine.

PAVY — SGI 1 1 Fl’

Mcissncr et Ritter1 répétèrent cette dernière expérience avec le même résultat, tandis que si la projection des fragments dans l’eau bouillante était différée de une ou deux minutes ils trouvaient du sucre dans le décodé hépatique. Mac Donnel2, de son côté, chez 7 chiens sur 8, ne put déceler que des traces de sucre dans le sang du cœur droit : D’après Eulenburg3, il n’y a pas un excès de sucre dans celui des veines sus-hépatiques. Tieffenbach v et Lusk s n’ont observé qu'une faible différence quant à leur teneur en sucre entre le sang des veines sus-hépatiques et celui de la veine porte, etc. Je citerai encore Tscherninow4 * *, auteur d’un travail consciencieux. De ses recherches, dans le détail desquelles il serait superflu d’entrer, cet expérimentateur conclut que le foie ne fabrique pas de sucre pendant la vie, et qu’au contraire il fait disparaître (pour l’emmagasiner) celui qui lui est apporté par la veine porte ; d’où le nom de glyco-phtirium (destructeur de sucre), qu’il veut imposer à la matière dite glycogène.

A côté de Pavv, Sehiff mérite une place à part. Cet ingénieux physiologiste, déjà connu par ses travaux sur les relations du diabète avec les lésions nerveuses, soutint, comme Pavv, que le foie ne fabrique pas de sucre chez l’animal normal; mais il se sépara du médecin anglais en admettant que si la transformation du glycogène hépatique n’a pas lieu dans les conditions normales, c’est parce que le sang ne contient pas de ferment diastasique. Qu’il survienne une stagnation quelconque du sang, le ferment se produira et agira sur la matière glycogène.

« A l'appui de celte hypothèse, il cite les expériences suivantes7.

1. Kittkr. Ueber das Amvtumund den Zuckerdcr Lober (Zeitschrift I. ràt. Med. , t. 11).

2 Mac Uoxnkl. Observations on the fu action of the Liver, Dublin, 1803.

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