Arndt. (Deutsche Zeitschrift für Nervenheilkunde, X
8. J. Strauss. Alim. spont. und diab. Glykosurie. (Zeits. f. kl. Med., 1900, XXXIX, 246).
Léimne.
LES GLYGURIES
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obsei'vé chez îles sujets ayant ingéré du glycose, la présence dans l'urine d’acide glycuronique, qu’ils ont pu reconnaître à l’aide des caractères suivants : la réduction de la liqueur de Fehling ne se faisait pas normalement; l'urine ne fermentait pas, et déviait à gauche Il est probable que dans un certain nombre de cas de glycosurie alimentaire la présence concomitante de l’acide glycuronique eût pu ôlrc constatée si elle avait été convenablement recherchée.
En résumé, l’ingestion de 100 grammes de glycose produit chez certains sujets une glycosurie bien appréciable, tandis que, dans les mêmes conditions expérimentales, elle n’augmente pas, d’une manière sensible, la glucurie normale des sujets sains. Ce fait brut a une valeur que l’on ne peut contester ; il nous renseigne évidemment sur la capacité d’assimilation du glycose, mais pas d’une manière rigoureuse, puis que la glycosurie pourra faire défaut, si la perméabilité du rein est très diminuée.
L’élimination du glycose est encore influencée par les variations de l’absorption intestinale cl de la circulation porte. Elle paraît l'être fort peu par l’état des cellules hépatiques. Quoi qu’il en soit, il importe de tenir compte, plus qu’on ne l’a fait jusqu’ici, de l’Age cl du poids d 'albumine fixe que possède le malade-. Il conviendrait donc, au lieu d’administrer uniformément à tous les sujets 100 grammes de glycose, de proportionner la dose au nombre de kilogrammes d’albumine fixe du sujet.
H. — Glycosurie alimentaire consécutive a l’ingestion
d’amylacés
Worm-Müller et d’autres ont contesté qu’après l’ingestion d’amidon, môme en grande quantité, il passât du glycose dans
I. L’acide glycuronique libre dévie à droite, mais conjugué comme il est dans l'urine, il dévie à gauche, tant qu’on n a pas. par un acide, détruit la combinaison.
2. Voir Bouchard. ( Traité de pathol- générale, t. 111, p. 186 et suiv.).
L E V U LO SL' K 1 E A U M ENTA I H E
L urine. Xaunvn dit que ses élèves Breul et Hensay ont pendant un mois consommé chaque jour outre de la viande, en abondance) un kilogramme de pain et d’autres aliments farineux sans que le sucre (normal augmentât dans leururine1. Miura2, dont le poids était de 46 kilos seulement, n’a pas eu de glycosurie après l’ingestion de 1.200 grammes de ri/ cuit, équivalant à 400 grammes de riz sec (lesquels contiennent 308 grammes d’amidon anhydre), ce qui correspond à 6 gr. t d’amidon patkilo.
Mais, à côté de ces faits négatifs, qui ont conduit .Xaunyn à considérer comme pathologique la glycosurie consécutive à l’ingestion d’aliments amylacés, il en est de positifs Aussi ne peut-on tenir pour diabétique ni même comme candidat au diabète un sujet dont l’urine renferme une trace de glycose après une ingestion très copieuse d’amylacés.