LÉSIONS MÉDULLAIRES
A c<‘ moment (o heures), la température du rectum était
tombée à 33°
URINES
Quantité absolue
Heures.
Urée p. 1000.
Sucre.
Eau.
Urée.
Sucre.
L’animal, très froid, est sacrifié à 5 heures. La piqûre a porté à un centimètre du calamus cl un pou à gauche.
On peut assurément supposer que la piqûre a produit une brusque hy pergly cogé nie, dont on aurait, lors de la saignée de neuf heures trente, constaté le déclin. Mais cette hypothèse est peu probable, parce que le maximum de la glycosurie a eu lieu une heure après la saignée. Ajoutons que l'urine a continué jusqu’à deux heures à être sucrée, et qu’entre neuf heures trente et deux heures, la glycosurie n’a fait que diminuer. De cette expérience, je crois donc devoir conclure que la piqûre bien au-dessous du calamus peut produire une glycosurie (temporaire); qui ne dépend pas d’une hyperglycémie.
Les observations prouvant l’existence, chez l'homme, d’une glycosurie de cause médullaire, sont peu probantes.
Sur G fractures de la colonne vertébrale, Halstead 1 2 a observé 3 cas de glycosurie ; chez 2, immédiatement après le traumatisme (ils sont morts le deuxième et le troisième jour). Maison ne sait si la glycosurie a été produite par une lésion spinale ou par le choc.
Quant aux observations de tabes avec glycosurie, on en connaît un certain nombre \ mais rien ne prouve que celle-ci dépende
1. Halstead. ( Journal of the American Med. Association, 7 sept. 1907).
2. Voir Althacs. {Maladies de la moelle, trad., franc., 1885. — Eulkn- BüRo. (Vire hou' s Arc hiv, 1885. XCIX).— Oppexhrim. (Berliner kl. Woch.,
LES GLYCl'RI ES
de h» lésion médullaire. Il esl à noter que l’épreuve de la glycosurie alimentaire est très rarement positive chez les tabétiques
GLYCOSURIE CONSÉCUTIVE A 1,’eXCITATION UES NERFS SENSITIFS
L’excitation d’un certain nombre de nerfs sensitifs peut causer une glycosurie chez les sujets prédisposés. C’est ainsi qu’on a vu des glycosuries coïncider avec des névralgies. Braun2 a trouvé chez un malade atteint de sciatique 25 grammes de sucre dans l’urine, mais je ne connais pas les détails de cette observation. Eulcnburg a vu trois cas où la glycosurie coïncidait avec la sciatique. Dans un cas, la glycosurie était intermittente, et disparut avec la guérison de l’affection douloureuse.
llallcrworden 1 a aussi observé une sciatique compliquée de glycosurie temporaire.
Chez le chat, Boehm et Hoffmann 4 ont vu la section des deux nerfs sciatiques suivie, — mais pas toujours — de glycosurie. Je ne l’ai jamais observée chez le chien, dans ces conditions; mais j’ai constaté une forte hyperglycémie.
1885, n°49). La malade, âgée de 3G ans, était atteinte depuis longtemps de tabes avec aucstlicsic de trijumeau, crises gastriques et laryngées, fréquence du pouls. L’urine renfermait une petite quantité de sucre et de l’albumine. — Reumont. ( Bcrlincr klinische Woch., 1886, •29 mars, p. 207). — Fischer. ( Centralblatt fur Nervenheil/ainde , 1886, p. 44”». — Naunyn. (Dcr Diabètes). — Smith. (Cité parGuinon et Souques). ( Archives de Neurologie , 1891, XXII, p. 308). — F. Meyer. [Munchcncr med. Woch., 1902, 16 sept., p. 1537 (un cas). — Introna (Gazetta degli osped. 1903, 22 févr.; tabes avec suggillations). — Abadie, Lapon et V illemonte. ( Journal de médecine de Bordeaux), 1905, n° 10 (un cas). — Parhon et Papiman ( Revue neurologique, 1905. p. 727; tabes combiné).