Voir la Thèse de mon élève Dreyfus, Lyon
4. Lépine. ( Société des Sciences médicales de Lyon, juillet 1898).
GLYCOSURIE PHLORIZIQUE
où l’excrétion du chlorure était uniforme, que j’ai administré, à certains jours, une dose de phlorizine, pas tout à fait suffisante pour produire de la glycosurie. L’excrétion des chlorures n’a pas été modifiée.
Dans d'autres expériences, j’ai donné une plus forte dose de phlorizine, et j’ai produit de la glycosurie. Dans ce cas, même si elle est légère, il y a exagération de la chlorurie. Mais celleci n’était certainement pas due à une action diurétique de la phlorizine ; car j’ai observé aussi une hyperchlorurie, et /urine plus accusée, dans le cas de glycosurie pancréatique. Elle s’explique peut-être par le fait que le passage de la molécule sucrée, qui est relativement très volumineuse, facilite celui de la molécule beaucoup plus petite, de chlorure de sodium. Dans ce cas, 1 excrétion de ce sel est augmentée, non seulement par rapport à l’urée, mais aussi par rapport à l’ensemble des éléments de l’urine '.
L’excrétion de l’acide phosphorique est, au contraire, diminuée*, ce qui ne saurait surprendre ; car, ainsi que je l’ai déjà signalé il y a déjà longtemps, dans certaines conditions au moins, il existe un réel antagonisme entre l’excrétion des chlorures et celle de l’acide phosphorique '.
Postérieurement à mes recherches, O. Lœwi ‘ a vu de son côté que la phlorizine n’augmente pas l’excrétion des chlorures.
Biberfeld* l’a même trouvée diminuée (chez des chiens morphinisés), et il explique ce fait par l’hypothèse que la phlorizine ferait perdre au rein le pouvoir d’excréter les chlorures. Cette substance ne serait donc rien moins que diurétique. Il est vrai
1. LÈpixk et Maltet. (C. Il de la Société de Biologie , 1902, p 404 et 921).