DÉCOUVERTE DE LA GLYCOSURIE CURA RI (J UE
Peu après avoir trouvé que la piqûre du bulbe est suivie de glycosurie, Cl. Bernard faisait une autre découverte, celle de la glycosurie curarique :
« Nous avons constaté, dit-il, qu'on rend un animal diabétique toutes les fois que les fonctions de la vie de relation sont supprimées, en même temps que les fonctions purement nutritives restent intactes. Il semble que celles-ci s’exagèrent alors d autant plus que les premières ont conservé moins d’action. Ainsi, quand, sur un animal, on vient à éteindre les mouvements volontaires et la sensibilité, on voit tous les organes internes, le foie, les intestins, les glandes, en un mot tous les viscères qui ne sont pas soumis à l’inlluence de la volonté, présenter une activité plus grande que dans l étal normal. L’énergie vitale qui a cessé pour toutes les actions de la vie animale semble se concentrer sur les actes purement organiques. Nous avons trouvé, depuis quelques années, qu’il existe une substance extrêmement précieuse pour démontrer ainsi celte indépendance de la vie animale et de la vie organique; cette substance est le curare î. »
Le citation précédente montre que l’éminent physiologiste se laissait parfois entraîner par des vues théoriques. En réalité, la pathogénie de la glycosurie curarique est plus complexe (pie ne l’a pensé Cl. Bernard. Nous y reviendrons dans un des chapitres suivants (voir Glycosuries toxiques).