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GLYCOSURIE PAR EXTRAITS D’ORGANES

POUVOIR RÉDUCTEUR immédiat.

A 10 heures : sang artériel 0 gr. 70

Ainsi la glycémie est normale.

A 1 1 heures on retire de la vessie 25 centimètres cubes d’urine renfermant, par litre, 02 gr. 5 d urée et 3 gr. 8 île sucre réducteur.

A 1 heure : sang artériel 0 gr. 74

xVinsi, même glycémie que trois heures auparavant.

A 2 heures on retire de la vessie 40 centimètres cubes d’urine renfermant, par litre, 52 gr. 5 d urée et 4 gr. 4 île sucre réducteur.

A 2 h. 30 : sang artériel 0 gr. 80

A 5 heures l’urine renferme, par litre, 50 grammes d urée et une petite quantité (non dosée) de sucre réducteur.

Chien 2584 ter. — Poids : 14 kilogrammes.

A 7 h. 30 on vide sa vessie. L’urine, normale, renferme 81 grammes d’urée par litre ; puis on injecte dans la jugulaire un extrait de 40 grammes de foie de bœuf.

A 8 h. 43 : sang artériel 0 gr. 76

A 9 h. 45 — O gr. 90

A 10 heures on relire de la vessie 40 centimètres cubes d'urine renfermant, par litre, 50 grammes d'urée et une assez forte proportion de sucre réducteur.

A 3 heures : sang artériel 0 gr. 8i

Chien 2500. — Poids 1 1 kilogrammes.

A 8 heures on vide la vessie et l’on injecte en une demi-heure, dans la jugulaire, un extrait de 75 grammes de muscles de bœuf. A 1 heure l'urine, albumineuse, dévie à droite et renferme une petite proportion de sucre réducteur. Les urines suivantes sont également réductrices. Le lendemain matin, l'urine renferme encore 2 grammes de sucre. On injecte alors, comme la veille, l’extrait de 75 grammes de muscles. Les urines consécutives à cette injection sont albumineuses et renferment 3 grammes de sucre réducteur.

Trois dosages du sucre du sang ont été faits pendant la durée de cette glycosurie, qui a été de trente-six heures. Les

ULYCURIES TOXIQUES

matières sucrées du sang oui varié de 0 gr. 78 à 0 gr. 94. Il n’y a donc pas eu d’hyperglycémie.

.Nous avons fait une douzaine d’expériences de ce genre. Les résultats sont û peu près identiques aux précédents, notamment quant ù l'absence d’hyperglycémie.

La glycosurie a toujours été légère et transitoire1.

CLYCOSURIES CONSÉCUTIVES A UNE HYPERGLYCÉMIE

Les glycosuries dont nous allons maintenant nous occuper sont essentiellement sous la dépendance d’une hyperglycémie, qui, le plus souvent, reconnaît pour cause une hvperglycogénie manifeste. Dans un premier groupe, cette hyperglycémie s’accompagne d’une augmentation (temporaire) de la tension artérielle. Je n'accorde, d’ailleurs, à celte augmentation delà tension elle-même, aucune influence glycogénique. — Le type de ce groupe nous est fourni par la glycosurie adrénalique.

(JLYCOSURIE ADRÉNALIQUE

Blum 2 a découvert que 1 injection sous-cutanée d’une forte dose d’extrait aqueux de capsules surrénales chez un chien est suivie d’une glycosurie transitoire.

1. Les extraits des divers organes avec lesquels nous avons expérimenté renferment à la fois, et en proportion d’ailleurs variable, un principe diabétogène et un principe qui excite la glycolyse. Le poupoir diabétogène du foie nous a paru bien marqué. Boulud a observé, dans des conditions rigoureuses, que l’ingestion d’un morceau de foie de veau cuit, de moins de 80 grammes, peut être suivie, chez un sujet prédisposé, mais non diabétique, d'une glycosurie et d’une polyurie temporaires. Il n'est pas admissible d’expliquer cette glyco-

surie par l’ingestion des hydrates de carboné contenus dans 80 grammes de foie; car elle est absolument négligeable. Celte glycosurie reconnaît pour cause la présence, dans cet organe, d’un principe diabétogène, non détruit par la cuisson.

2. F. Blum. Ueber Ncbenniercndiabeles. (Deutschcs Archiv fiir hlinischc Medicin, 1901, LXXI, p. 140). 11 n’a pas réussi avec l'ingestion d’extrait, ou de crpsules en nature. L'injection intra-veineuse produit plus sûrement la glycosurie. Dans un travail postérieur ( P/lucger's

G LYCOSUR I G ADREN A L1QUE

Beaucoup d’expérimentateurs ont injecté, sous la peau ou dans une veine, de l’adrénaline, et, comme Blum, ils ont observé une glycosurie1. — G. Zuelzer • a constaté (|ue, dans ce cas, les animaux sont hyperglvcémiques.

J’ai fait, avec Boulud, un grand nombre d’expériences pour étudier cette hyperglycémie. Dans les conditions où nous avons opéré nous injections, en vingt minutes, dans la jugulaire, deux dixièmes de milligramme ou un peu davantage d’adrénaline en solution diluée), nous avons observé que, chez le chien sain, l'hyperglycémie atteint presque aussitôt son maximum et décroit plus ou moins rapidement, ainsi que le montrent les expériences suivantes :

Chien 2736.

On lui injecte un peu plus de deux dixièmes de milligramme dans la jugulaire, et on prend du sang dans la carotide.

POUVOIR RÉDUCTEUR immédiat .

Cinq minutes après la fin de l'injection !,8

Un quart d’heure après t,0

Une demi-heure plus tard 1.3

Chien 2734.

Injection dans la jugulaire d’un peu plus de deux dixièmes de milligramme, par kilogramme.

Un quart d’heure après la fin de l’injection . . . 2,00

Une heure après 1,28

Archic, 1902, \C, p. 617) Ilium dit que chez le chien à l’inanition l’injection d’extrait surrénal n’est suivie de glycosurie que si on lui injecte de l’huile sous la peau.

1. D’après Bierhy et C.atin-Grczbwska C. H. de la Société de Biologie, 1903. 27 mai, p. 903), si on injecte sous la peau d’un chien 1 milligramme d’adrénaline par kilogramme, la glycosurie apparaît en une heure et demie. I.c tiers de cette dose, injecté dans une veine, fait apparaître la glycosurie en vingt-cinq minutes. I’atta ( Archives ital. d. Biologie, 1906, 46, p. 463) pense que l’inactivité relative de l’adrénaline injectée sous la peau tient à la lenteur de son absorption, à cause de la vaso-constriction quelle détermine.

2. G. Zuelzer. Zur F rage des Nebennierendiabetes. (Bcrlincr hlm. Wochenschrift. 1901, p. 1209, 2 décembre). Voir aussi : Metzoer. (Miinchener med. Wochcnsch., 1902, p. 478, 23 mars).

GLYCURIES TOXIQUES

Chien 2735.

Injection de plus de deux dixièmes de milligramme d’adrénaline par kilogramme (en vingt-cinq minutes).

Un quart d’heure après la fin de l’injection. . . 1,96

Une heure après 0,82

Une heure plus tard 0,74

Chien 2732.

Injection de trois dixièmes de milligramme d’adrénaline, par kilogramme, dans la jugulaire; l’entrée a duré une demi-heure .

Cinq minutes après la fin 1,51

Un quart d’heure après 1,02

Une heure plus tard 0,52

Chien 2726 ter.

Injection d’un demi-milligramme d’adrénaline par kilogramme, dans la jugulaire.

Dix minutes après la fin de l’injection 2,94

Une demi-heure après 1,95

Trois quarts d’heure plus tard 1,20

Chienne 2737. — Poids 22 kilogrammes, injection dans la jugulaire de deux dixièmes de milligramme d’adrénaline par kilogram me.

Cinq minutes après 1,32

Une heure après 0,90

Même animal, huit jours plus tard.

Injection d'nn milligramme d’adrénaline par kilogramme dans une veine mésaraïque.

Un quart d’heure après 1,50

Trois quarts d'heure plus tard 1,00

D'après Herter*, si après l’ouverture de l’abdomen on masse pendant quelques minutes les capsules surrénales, on produit une légère glycosurie, qui serait due à l’entrée d’adrénaline dans le sang.

Si, chez le chien, on badigeonne la surface du pancréas avec

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