‹ Le diabète sucréChapitre 276 sur 654 · Ihkhichs. ber Diabètes, p · texte numérisé non relu

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4. Zillesen. ( Zeitschrift fur physiologische Chemie, 1891, XV.

GLYCU1UES TOXIQUES

GLYCURIE CHLORALIQUE

Dans l’urine d’un sujet qui avait ingéré 20 grammes de cliloral, Lewinslein 1 2 a constaté l’existence, pendant trois jours, d’un sucre réducteur dextrogyre et fermentescible par la levure.

Mais ce dernier caractère n’est pas habituel après l’ingestion de chloral, car il se forme aux dépens du glycose une conjugaison d’acide glycuronique \ Poursuivant les recherches de Musculus et Mering3, Killz démontra que celte conjugaison était un acide trichloréthylglycuronique 4.

GLYCURIE CHLOROFORMIQUE

Après une chloroformisation un peu prolongée, l'urine peut, dit-on, présenter les mêmes caractères que celle des sujets chloralisés, c’est-à-dire un pouvoir lévogyre, qui devient dextrogyre si l’on fait bouillir l’urine en présence d’un acide5.

Si la chloroformisation est de médiocre durée, c’est-à-dire ne dépasse pas une demi-heure, les matières réductrices du sang s’élèvent d’un gramme environ6.

1. Lewinstein. Zur Pathologie der acuten Morphium-und Chloralvergifl. (Berl. kl. Woch ., 1876).

2. Comme cette conjugaison dévie à gauche, un observateur peu exercé pourrait croire à l’existence de lévulose dans l’urine. Cette erreur a été commise.

3. V. Mering und Musculus. Uebcr einen neuen Korper im Cldoralharn. (Berichte cl. cl. chem. Gesells. 1875, VIII, p. 662).

4. E. Kuelz. ( Ccntralblatt fiir die med. Wissenscli., 1881, n° 19 et Pfluegcr's Arcliiv, 1882, XXVIII, p. 519).

5. Ce caractère ne suffit pas pour qu’on puisse affirmer l’existence de l'acide trichloréthyl-glycuronique ; car, si le sujet a absorbé du phénol, on peut avoir affaire à l'acide phénylglycuronique. — Après une longue chloroformisation le pouvoir réducteurdu sang peutètre considérable. Heinsberg ( Centralbl . fiir med. IVÏss., 1887, p. 257, et 1888, p. 577) l’aurait trouvé équivalent à 6 grammes de glycose (expériences faites sur des animaux.) Mais il ne s’agissait certainement pas de glycose (voir Kast, Berliner kl. Woc liens., 1888).

6. Garnier et Lambert. Action des inhalations de chloroforme sur

GLYCURIE CHLOROFORMIQUE

Les expériences de Garnier et Lambert prouvent manifestement que le chloroforme amène une hvperglvcogénie hépatique1; mais celle-ci n’est pas la seule cause de l’hyperglycémie2, car, après une chloroformisation de quelque durée, on observe l’abolition complète du pouvoir glycolylique dans le sang artériel.

II est en partie conservé dans le sang des veines et dans celui du ventricule droit, ce qui semble évidemment indiquer qu’il est récupéré par le sang pendant son passage à travers les capillaires de la grande et de la petite circulation \

.Nous avons vu que la phlorizine favorise le dégagement du sucre aux dépens du sucre virtuel. Le chloroforme agit de môme : chez tous les chiens chloroformés d’une manière sufïisante, nous avons trouvé un excès de sucre dans le sang de la carotide, par rapport à celui du ventricule droit.

Chez un chien de 13 kilogrammes (p. 13) dont le sang ne dégageait que peu de sucre à 58°, et dont le pouvoir glycolytique était normal, une forte dose de chloroforme a amené la mort subite par syncope.

Immédiatement on ouvre le thorax en fendant le sternum d'un seul coup avec un fort couteau ; on masse le cœur méthodiquement, et on recueille le sang de l'artère.

la teneur du sang en sucre. ( Journal de pluysiol. et de path. génér., 1900. p . 902).

1 D'après quelques expériences antérieures de Skegex on eût pu admettre un efTet inverse. Il n'y a là nulle contradiction : une chlo roformisation trop prolongée amène nécessairement l’épuisement du foie.

*2. Kaufmann ( Archives de Physiologie. 1905, p. 266 et suiv.), chez des chiens dont le foie et le pancréas étaient énervés, n’a pas observé d'hyperglycémie après une chloroformisation, et il admet en conséquence que le chloroforme n'agit sur le foie que par l’intermédiaire des centres nerveux. Cette opinion me parait trop absolue, car on observe une glycosurie consécutivement à l'injection de chloroforme dans la veine porte, ce qui indique qu'il est capable d'agir directement sur la cellule hépatique.

•I L épine et Houlud. ( Archives internationales de pharmacodynamie, 190Ü, V, p. 362).

GLYCURIES TOXIQUES

Déviation pol.

P. réiluct.

Recueilli dans le nitrate acide de mercure . .

Après 1 heure à 39° ' id. . .

Ainsi, la glycolysc — si elle a eu lieu — a été plus que compensée par un dégagement de sucre.

11 est inutile d’insister sur l’inconvénient — pour ne pas dire plus — d une chloroformisation longue chez un sujet diabétique ou même simplement prédisposé au diabète

ACTION DE l/ÉTHER

Uohricht", sur 100 anesthésies par l’éther, aurait vu douze fois une glycosurie. Cette proportion me parait excessive. Il se peut que Rühricht soit tombé sur une série exceptionnelle, ou que la plupart de ses anesthésies aient été fort longues. 11 se peut encore qu’il ait compté comme glycosurie l’excrétion de l’acide glycuroniquc ; car, à en juger par l’observation journalière, la glycosurie paraît rare après l’inhalation d’éther.

D après Scelig3, elle amène, si elle a été prolongée pendant plusieurs heures, chez le chien nourri de viande, une azoamylie, une hyperglycémie et une glycosurie plus ou moins intense, mais très transitoire.

Si l’animal est depuis un certain temps au régime des hydrates de carbone, puis à l’inanition depuis vingt-quatre heures, la glycosurie n’a pas lieu \

Le môme expérimentateur a constaté que si l’on infuse de l’oxygène dans les veines d’un chien pendant l’inhalation d’éther, la glycosurie fait défaut5.

1. Voir ÜENinx. ( Ccnlralblatt fiir Stoffwechsel und Verdauungskrankheiten . 1902).

2. Rohiucht. ( Beitràge zur klin. Chirurgie , 1906, t. XLA lit, p. 535).

3. Seeliü. Ætherglycosurie. (. Archiv fiir exper. Pathologie, 1905, LU. p. 481).

4. Seelig. Ueber den Einfluss der Nahrung auf die Ætherglykosuric. {Archiv fiir exper. Pathol., 1906, LIV, p. 206).

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