Ashdown. ( Brilish Medical Journal
7. IV Mayer Ueber die Ausscheidung und die Naehweisung der Glycuronsâure im llarn. (Berlin. U. Woch., 1899, p. 591 et 017).
8. Luzzatto. ( Archiv fiir exper. Pathologie, 1904, LU. p. 95).
GLYCURIES TOXIQUES
chlorhydrate de morphine, à la dose de I centigramme par kilogramme1. Cette dose produit, en général, une hyperglycémie temporaire, et l’urine devient fortement, réductrice. A titre d’exemple, voici quelques expériences :
Chienne de la kilogrammes. — A 8 heures, on lui injecte, sous la peau, la centigrammes de chlorhydrate de morphine.
A 1 1 heures, le pouvoir réducteur de l’urine équivaut à 25 grammes de glycose, à I heure et demie, à 12 grammes, et, quatre heures après, à 6 grammes. La proportion de l’urée n'a pas varié sçnsiblemcnt (33 grammes environ p. 1000; . Le pouvoir diastasique de l'urine est excessivement faible. Celui du sang paraît avoir augmenté.
Chien mouton, 18 kilogrammes. — A 11 heures on lui injecte sous la peau 18 centigrammes du même sel.
A 2 heures et demie la lemp. est 30°; le pouvoir réducteur du sang dépasse 2 grammes cl celui de l’urine est de 23 grammes.
Chez une chienne de 23 kilogrammes j’ai injecté 30 centigrammes du même sel, c’est-à-dire 13 milligrammes par kilogramme.— Quatre heures après, le pouvoir dextrogyre de l'urine équivaut à 33 gr. 5degIycose et le pouvoir réducteur à 30 grammes. Après l hydrolysalion le pouvoir rotatoire baisse, et le pouvoir réducteur augmente. Cette urine contenait donc du maltosc2. — Ncufheures après l’injection la glycuric avait disparu. Quinzejours plus tard, chez la même chienne j’ai injecté exactement la même dose. Peut-être en raison d’un état de nutrition meilleur que lors de la première expérience le pouvoir réducteur de 1 urine s’est élevé non plus à 30, mais à 80 grammes et celle-ci, traitée par la parabromphénylhydrazine. a donné une osazone fusible à 1G0°- 10o°, et ne déviant pas à gauche, en solution pyridique. Outre le glycose, cette urine renfermait donc un penlose.
Ce fait expérimental, soigneusement observé par Boulud, présente de l’intérêt parce que lapentosuric chez le chien morphinisé paraît rare. On sait que Jaslrowitz et Salkowski ont trouvé dans l’urine d’un morphinomane un pentose qui alternait avec du gly-
1. On sait que les chiens supportent facilement detrès fortes doses de morphine.