Voir pages 252 et
GLYCURIE MORPHINIQUE
cose1 2. Il ne semble pas, d'ailleurs, que la morphine soit directement la caused'uncpentosurie ; car celle-ci n’est pas commune chez les morphinomanes. Je n’ignore pas qu’un de ces malades, dont l’observation a été publiée par le professeur Reale % cessa d’ôtre pentosurique quand on supprima la morphine. Mais cette coïncidence ne prouve pas que la pentosurie soit un effet direct de cet alcaloïde. Xous verrons plus loin 3 , qu’elle fait par tie d’un syndrome de troubles nerveux. Or, ces troubles peuvent être la conséquence d’une intoxication, et disparaître, ou tout au moins diminuer, lors de la suppression du poison.
Des doses même très fortes ne sont pas toujours suivies de glycosurie chez le chien. Il va des différences individuelles.4 5 6
Pathogênie. — Arnki a supposé que la glycosurie morphinique était causée par la diminution de l’oxygène dans l’économie*. Cette théorie n’est pas acceptable, pour divers motifs ; mais je ne suis pas en état d’en proposer une qui soit satisfaisante. Je crois que le premier effet de la morphine est de stimuler la glycogénie hépatique*. En tous cas, l’hyperglycémie n’est pas de longue durée, et, quelques heures après, on observe une hypoglycémie et une forte augmentation du pouvoir glycolytique du sang, alors même qu’on n’a pas injecté une très forte dose de morphine. — Cette substance, qui inhibe le système nerveux central, ne diminue donc pas, et même excite le ferment glycoly-
1 . Jastrowitz et Salkowski Ueber eine bisher nielit beobachtete Zuekerart im Marne. (Centralblatt fiir die med. W'iss., 1892).
2. E. Rkale. ( Centralblatt fiirinnerc Medicin, 1884. p. 680) L’osazone obtenue avait 1 58° pour point de fusion.