‹ Le diabète sucréChapitre 28 sur 654 · PROGRÈS UE LA PATHOLOGIE · texte numérisé non relu

PROGRÈS UE LA PATHOLOGIE

La brillante période dont je viens d'esquisser l'histoire a non seulement transformé la pathogénie du diabète; elle a aussi enrichi sa pathologie. Je n’en veux pour preuve que les publications de Marchai J yle Calvi ; sur les complications phlegmo-

1. Cl. Bkhnard. Leçons sur le diabète, p. 437. Il est à noter que l’hypothèse de la suractivité du foie chez les diabétiques n’a eu (pie peu de succès parmi les médecins et qu’on peut compter ceux qui, comme Eahrod [British Med. Journal, 1837. n"‘ 10-22) et Lécorchk ( Traite du Diabète. Paris, 1877) se sont prononcés en sa faveur.

2. Elles se trouvent résumées dans son livre sur Les accidents diabétiques, Paris, 1864. Les premières datent de 1852.

HISTORIQUE

ncuses cl gangreneuses de cetlc maladie, ainsi que celles de Desmares1 2, Slceber1, de Gracfe 3, Sichel 4 *, Lécorché*, elc.,sur les troubles oculaires d’origine diabétique.

Dans les derniers temps de sa vie, Cl. Bernard crut pouvoir se flatter d’avoir réduit ses contradicteurs au silence; et cepen- ’ dant, en 1 877 , l’année môme où parurent les Leçons sur la glycogénie , v. Mering6 publiait, sous la direction de C. Ludwig, des dosages qui ne témoignaient pas en faveur d’un excès de sucre dans le sang des veines sus-hépatiques7.

Ce n’était pas seulement l'Ecole de Leipzig qui en Allemagne mettait en doute la réalité de la glycogénie hépatique ; Pflueger la niait de son côté, ainsi que plusieurs autres physiologistes, qui, non sans quelque apparence de raison, se refusaient ù admettre (pic l’analyse comparée du sang artériel et du sangveineux d’un organe permette de tirer des conclusions fermes sur son fonctionnement, car des facteurs complexes entrent en jeu. Scegcn ne partagea pas leurs doutes :

l’oeuvre expérimentale de seegen

Chez 13 chiens, Seegen a trouvé, comme moyenne, 2 gr. 3 de sucre p. 1 000 dans le sang des veines sus-hépatiques et 1,2 dans

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