‹ Le diabète sucréChapitre 290 sur 654 · GLYCURIES DE LA GROSSESSE ET DE LA PUERPÉRALITÉ · texte numérisé non relu

GLYCURIES DE LA GROSSESSE ET DE LA PUERPÉRALITÉ

Glycosurie de la grossesse. — On peut observer, dans le cours de la grossesse, une glycosurie en relation avec l étal de gravidité*. D’après diverses statistiques, on la rencontrerait chez 40 p. 100 des femmes enceintes. En général, elle apparaît seulement dans les dernières semaines, quelquefois plus tôt. Bennevitz* cite une femme qui, à partir de sa quatrième grossesse,

I Walko (Y.eitschrift fur lleill;., 1901), l'a notée G fois dans 141 cas d’intoxication phosphorée, dont 43 se sont terminés par la mort.

2. Laub ( Wiener kl. Woclt., 189». n° 2), l'a vue seulement au 7e jour de l'intoxication chez un de ses malades. L'urine renfermait 4 grammes de sucre p. 1000

3. Almen. ( V crhandlungen lier Acrztevereins von Upsala. 1868-69, IV,

4 Vetlesen. ( Pflueger’s Archiv, 1882, XXVIII, p. 478

5. Jackson et Tobbbrt. Glycosurie dans la grossesse. (Boston Medical and Surg. Journal, 1905, n° 6).

G. Hknnevitz (llufeland's Journal, 1805. I. p. 114).

LES GLYCURIES

oui do la glycosurie pendant les derniers mois de chacune dos grossesses suivantes. La glycosurie disparaissait après chaque accouchoment. Habituellement la glycosurie est peu prononcée (2 à 3 grammes de glvcose par litre). Voici un cas exceptionnel par sa précocité et son intensité :

Une femme de trente-huit ans devient enceinte en février. Le 8 mai, on trouve dans son urine 29 grammes de sucre par litre; le 18. 17 grammes ; le 14 juin, 20 grammes; le 14 juillet 28 grammes. La glycosurie persiste, au même taux, jusqu’à l’accouchement. La quantité d’urine variait de 1,500 c.. c. à 2 litres. Aucun autre signe de diabète: ni soit, ni polyphagie. L’accouchement, (pii eut lieu le 9 décembre, fut normal. Neuf jours après il n'y avait plus que 8 grammes de sucre. Le 25 février il avait complètement disparu L

Celte femme avait, sans doute, une disposition particulière à faire du sucre sous l'influence de la grossesse. On connaît d’autres faits démontrant celle disposition, qui n’avait pas échappé à la sagacité deGubler1 2.

LACTOSURJE ÜE LA GROSSESSE ET DE LA PUEHPKRALITÉ

En 1850, c’est-à-dire à une époque où les médecins se préoccupaient beaucoup de la glycosurie, Blot vint annoncer à l'Académie que « le sucre existe normalement dans l’urine de toutes les

Page 1