‹ Le diabète sucréChapitre 315 sur 654 · SUCRE VIRTUEL DU SANG · texte numérisé non relu

SUCRE VIRTUEL DU SANG

Ce cas montre la nécessité de tenir compte seulement de la glycolyse réelle. Si on n’avait eu égard qu’à la glvcolvse apparente, on eût dit que la glvcolvse avait fait défaut, ce qui eût été une erreur. Elle a été, en réalité, de 8 p. 100.

Voici un cas où il semble qu’il n’y ait pas eu de glycolyse :

Chien 2680. — Ablation du pancréas depuis trente heures.

Sang artériel 4,82

après 1 heure à 58" 5,14

Ainsi, bien que dans les expériences précédentes on se soit contenté de noter le dégagement spontané du sucre à 58°, et qu’on n’ait pas employé la méthode propre à obtenir le sucre total, la proportion du sucre virtuel n'est pas négligeable*.

Chez le chien suivant (2737 bis), lioulud a dosé le sucre total.

Vingt-quatre heures après l’ablation du pancréas:

POUVOIR RÉDUCTEUR

Après cliaufTajio on prèscucc Immi'ilial. do l'acide l)uorbydrii|uc.

Sang artériel 4,48 4,92

— après 1 heure a 39°. . 3,82 4,85

Si l’on ne considère que le sucre immédiat la glycolyse parait être 4,48 — 3,82 = 0,66. Mais la glycolyse vérité est beaucoup moindre: 4,92 — 4,85 = 0,07. Ce dernier chiffre est même si faible qu on est presque en droit de se demander si 4,92 est bien exact. Il se pourrait, à la rigueur, que l’acide lluorhydriquc n’ait pas dégagé tout le sucre, et que le chiffre vrai fût o grammes

1 Dans ces derniers temps lioulud a pu doser, au moyen de l’acide fluorhydrique, le sucre total du sang de chiens dé pan créa tés. Il a obtenu, pour le sucre virtuel, un chiffre beaucoup plus fort : Ainsi, chez le chien 2753. vingt-trois heures après l’ablation du pancréas :

POUVOIR RÉDUCTEUR

Après chauffage de 20 heures Immédiat. avec 1 acide fluorhydrbjue.

Sang artériel 2,68 3,95

C’est-à-dire I gr. 27 sucre virtuel

environ Mais, même dans celle hypothèse, on voit que la glycolyse réelle, chez ce chien, était presque insignifiante.

Voici encore une expérience intéressante à plusieurs égards.

Chienne n" 1685. — Arrivée au laboratoire avec un poids de 14 kg. 500. Cette chienne supporte mal la captivité ; elle refuse le plus souvent de manger ; aussi au bout de quatre jours son poids était tombé à 1:2 kg. 850. A 3 heures de l'apres midi on lui enlève le pancréas.

Le lendemain matin, poids 12 kg. 2. L’urine renferme par litre, urée 18,75, sucre 45,4. Ace moment, (dix-sept heures après l'opération, on a pris du sang artériel simultanément dans du sulfate de soude bouillant et dans un grand ballon stérilisé renfermant du sable.

Dans le sulfate de soude bouillant 2.4!i

Dans un grand ballon à 38°, après 1/2 heure. . . 2,92

— — 1 heure. . . . 2.92

— — 1 heure 1/2. . 2,60

— — 3 heures . . . 2,37

Le grand ballon était dans un bain-marie à 38° et non à 58°. Néanmoins, les prises de sang faites pendant les quatre-vingtdix premières minutes ont permis de constater nettement un dégagement de sucre. Plus tard, le dégagement ayant cessé, la glycolyse l’a emporté, et, trois heures après la saignée, le sang du ballon avait moins de sucre qu'au début : 2,36 au lieu de 2,45.

L’animal étant dans de mauvaises conditions, comme il a été dit, cette soustraction de sang, bien que n’ayant pas atteint 200 grammes a ôté mal supportée et, quatre heures après, l’animal était très faible. On fait alors une nouvelle prise de sang artériel :

Sang tombant dans le sulfate de soude bouillant. 3.80

Dans un ballon à 38°, après 1/2 heure 4

— — 1 heure 3,80

Déplus, on fait tomber simultanément du sang dans un grand ballon immergé dans un bain-marie à58°C :

1 . II résulte de nos travaux qu'en général l’acide fl uorhydrique dégage mieux le sucre dans le sang qui a séjourné une heure à la température du bain-marie que dans le sang qu’on fait tomber directement dans le nitrate acide de mercure. Il n’est donc pas impossible que 4.83 soit plus exact que 4,92.

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