‹ Le diabète sucréChapitre 321 sur 654 · RAPPORTS DE LA GLYCURIE AVEC LA GLYCÉMIE · texte numérisé non relu

RAPPORTS DE LA GLYCURIE AVEC LA GLYCÉMIE

urine, une conjugaison d'aride glycuronique, non réductrice avant Fhydrolysalion, coexistait avec le maltose.

11 me serait facile de multiplier ces exemples.

On a une nouvelle preuve de la présence de maltose si l'on obtient avec la phénylhydrazine des cristaux de maltozazone.

C’est au moyen de ces diverses preuves que Boulud et moi1 avons pu montrer la réalité de la maltosurie chez les chiens dépancréatés ; et, ce qui n’est pas sans intérêt, même chez des chiens nourris exclusivement de viande depuis des seniai/tes. On sait depuis longtemps que dans certaines conditions, le glycogène donne du maltose, et non du glycose. Le défaut de la fonction pancréatique peut donc rendre imparfaite la glycogénie aux dépens du glycogène. C’est une hypothèse qu’avaient émise Le .Nobel et v. Ackeren, mais sans l’étayer d’aucune preuve sérieuse: car leurs deux observations recueillies chez l’homme, ne sont rien moins que probantes.

L’acide glycuronique a été parfois constaté dans l’urine de chiens dépancréatés, mais en proportion insignifiante, à moins que ce soit sa présence qui lui donne le pouvoir lévogyre observé accidentellement ’.

11 existe certainement encore d’autres substances sucrées: mais elles n'ont pas encore été suffisamment étudiées.

Rapports entre lhyperglycémie et la glycosurie. — Six

heures après l’ablation du pancréas, alors que la glycurie est manifeste chez la moitié environ des chiens, le sucre du sang atteint, en général, seulement 2 grammes. — Quatorze ou seize heures plus tard, bien qu’en augmentation, il n’est pas encore en quantité bien considérable, et ne dépasse pas beaucoup 3 grammes p. 1.000 grammes de sang. Aussi l’urine peut-elle renfermer par litre, une proportion de sucre vinyt fois plus forte que le sang. Mais, vers la trentième heure, le sucre urinaire a

! Lkpine et Hoülid. (C. H. de l'Acad. des Sciences. Il mars 1001 > .

2 Sanumeyeh. ( Ktiuische Erfahrumjen iiber I). von E. Klelz, p. 439).

déjà beaucoup baissé (à cause de l’inanition) ; l'hyperglycémie a augmenté. Expliquer celle discordance entre le sang cl l’urine par une simple modification de la perméabilité rénale ne paraît pas admissible. On ne voit pas, en efîet, pourquoi, en peu d’heures, elle diminuerait vis-à-vis du sucre d’une manière si sensible. Il me paraît beaucoup plus vraisemblable — et c’est d'accord avec tout ce que nous avons vu dans les précédents chapitres de cet ouvrage — que cette discordance entre l’hyperglycémie et la glycosurie lient à ce qu’une bonne partie du sucre du sang est entrée dans une combinaison. Le rein n’est pas seul à régler la sortie du glycose en excès dans le sang. On peut même dire (ju'il n’en est pas le principal régulateur. Oe n’est pas à dire, d’ailleurs, que le défaut de perméabilité du rein soit sans influence.

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