‹ Le diabète sucréChapitre 327 sur 654 · Frouin id., 1908. l'r semestre, p · texte numérisé non relu

Frouin id., 1908. l'r semestre, p

(Lépine, Minkowski). La fièvre, même sans infection appréciable, y met obstacle.

.l'ai enlevé le pancréas à 8 heures du malin à une chienne de 17 kilogrammes en parfait état de santé. L’opération terminée, un garçon de laboratoire novice a pris maladroitement un des membres postérieurs de l'animal, et par un porte-à-faux, lui a fracturé la cuisse.

Dans 1rs heures suivantes la température est progressivement élevée :

A 1 1 heures, 40°4 — - l heure, 40°6 — 3 heures, 40°8 — 4 heures, 41° — à o heures, 40"6, pas d’urine A ce moment h' sang renferme 2 gr. 3 de sucre (influence probable de l’anesthésie chloroformique).

Le lendemain et les jours suivants, pas de glycosurie. C'est seulement cinq jours plus tard que l’urine a présenté des traces de sucre.

L’animal est mort la nuit suivante après avoir perdu 2 kilogrammes de son poids. Pendant ces cinq jours elle a rendu quotidiennement, par kilogramme, de 1 à 1,5 d urée.

Influence des hémorragies. — D'après mon observation, elles ont sur l’hyperglycémie et la glycosurie une influence moindre que l’infection, mais dans le même sens.

Influence de la ligature du canal thoracique. — Gaglio1 a prétendu qu’un chien dépancréaté ne devient pas diabétique si on lui lie le canal thoracique en môme temps qu’on enlève le le pancréas. Ce fait, s’il était exact, serait paradoxal. Mais il est absolument controuvé ; j’ai répété deux fois cette expérience et les animaux sont devenus glycosuriqucs, comme si le canal n'avait pas été lié2. Biedl3 a obtenu les mêmes résultats que moi.

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