Ahklmann. ( Inaug . Dissertât., Dorpat
7. Vaughan Harley. The normal absorption of fat, etc. [The Journal of Pli ysiology, 1 893 , X V I II, n° 1 ) .
DIABETE CHRONIQUE
ainsi, d’après lui, 22 p. 100 seulement de la graisse aurait franchi le pylore sept heures après son ingestion.
Mais ces résultats ne paraissent pas être la règle : Hédon 1 a vu le chyle nettement lactescent, quelques heures après un repas de graisse, chez des chiens présentant un diabète intense. Il est vrai que le chyle peut être laiteux sans que la quantité de graisse absorbée soit considérable.
Evolution du diabète — .Nous avons vu que le premier et le second jour qui suivent l'ablation complète du pancréas, le chien à jeun n'excrète guère, par vingt-quatre heures, que de I à 2 grammes de sucre par kilogramme. Quelques jours après la même opération, si l'animal reçoit une ration abondante de viande il en excrétera davantage, alors même qu'un jeune préalable à l’opération, avait épuisé ses réserves. — 11 en excrétera davantage encore 6 grammes et plus par kilogramme), si des hydrates de carbone entrent [>our une part, dans son alimentation.
Un fait sur lequel insistent Minkowski et Hédon, c’est l’inlluence qu’exerce l’ingestion de glyeose sur le diabète : chez un îles chiens d' Hédon la glycosurie, absente depuis quelques jours sous l'influence d’un régime carné, a réapparu après l’ingestion de 40 grammes de glyeose, pour ne plus cesser jusqu’à la mort de l’animal.
Avec les progrès de la cachexie, la glycosurie diminue progressivement, et le plus souvent disparait quelque temps avant que 1 animal succombe. Outre la glycosurie, le chien privé complètement de pancréas présente les signes classiques du diabète grave, notamment la polyphagie et l’amaigrissement : Bien que largement alimenté de viande, il peut perdre, en huit jours, jusqu'à 12 p. 100 de son poids. Bientôt il est réduit à un état squelettique; il reste couché, et les parties saillantes s’ulcè-
I IIkdon [Travaux de physiologie, p. 106).
rcnl. Si on le met debout, il s’affaisse sur son train de derrière. Cependant il continue à manger, jusqu’à ce que son état de faiblesse lui rende impossible la préhension des aliments.
Dyscrasie acide. — La nutrition chez les chiens dépancréatés est bien plus profondément altérée que chez les simples inanitiés : ainsi, Bergell et Blumenthal ont noté dans leur urine la présence de tyrosine1.
Minkowski- y a trouvé de l’acétone, de l’acide diacétique et même, dit-il, de l’acide ,3-oxybutyrique. L’acidose, chez ces animaux, serait donc plus accentuée que dans l’inanition pure. — D'après Azémar, élève d’Hédon1, l’acétonurie seule, sans diacéturie, serait la règle. Encore ne me semble-t-elle pas constante. En tout cas, il est prouvé par les expériences d’Embden et Lattes4 que le foie isolé d’un chien préalablement dépancréaté cède au sang qui l’irrigue beaucoup plus d’acide diacétique que le foie du chien sain1’. — Pour Schlesingcr, l’excrétion des corps acétoniques serait moins rare chez les chiens gras6. 11 est d’ailleurs à noter que le chien dépancréaté ne meurt jamais dans le coma, l’acidose ne prenant pas chez lui une excessive gravité.
Le sang renferme un excès de sucre, tant qu'il y a de la glycosurie; mais l’hyperglycémie n’a pas encore été bien étudiée dans la glycosurie chronique du chien. L’urée est augmentée
! Bergell et F. Blumenthal. l'eber den Einfluss des Pankrcas aul déni Eiweissabbau. ( P/luegcr's Archiv , 1904. GUI, p. 627).