‹ Le diabète sucréChapitre 339 sur 654 · Weintraud et Laves, loc. cit · texte numérisé non relu

Weintraud et Laves, loc. cit

AZOAMYLIE ET DÉSASSIMILATION AZOTÉE

Il csl naturel que le saccharose qui par son dédoublement donne la moitié de son poids de lévulose, soit mieux utilisé par le chien diabétique que le glycose 1 . Dans une expérience de Lafon, le quotient respiratoire, à la suite de l'ingestion d’une forte dose de saccharose, s’est élevé de 0,70 à 0,76.

En résumé, les chiens dépancréatés utilisent incomplètement les sucres et particulièrement le rjhjcose. Ce défaut d’utilisation paraît tenir à l’insuffisance du ferment glycolv tique. Baumgarten leur a fait ingérer des acides glvconique, saccharique, mucique, glycuronique, etc., c’est-à-dire des produits dérivés du glycose. Ces diverses substances ont été détruites comme chez des animaux sains. Ainsi, ce qui fait défaut, c’est la dislocation initiale de la molécule de glycose.

Une outre particularité importante , découverte par Minkowski.et confirmée par Hédon, etc., c’est que le glycose, chez le chien privé de pancréas, ne se transforme pas en glycogène, et celte incapacité ne résulte pas d’une impuissance particulière de la cellule hépatique, car celle-ci, avec le lévulose, est capable de faire du glycogène '.

Falla et Whitney 1 insistent sur une troisième anomalie, l’augmentation : t°de l’excrétion azotée, notamment de l’acide urique endogène*; et 2° de l’excrétion des matières minérales. Une étude approfondie est à poursuivre sur ce point.

1 Toutefois, si la dose de saccharose atteint 3 grammes par kilogramme, on observe (outre la glycosurie) de la lévulosurie. C’est du moins ce que nous avons vu plusieurs fois chez des chiens qui quelques heures avant l'extirpation du pancréas avaient ingéré de 80 à 100 grammes de saccharose.

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