Voir plus haut, p
- Wblîjtraüd et Laves. [Zeitsch. fiir physiolog. Chemic, 1894, XXIX, p. 029).
3. Lapon. ( Recherches expérimentales .sur le diabète. 1906). — Si le chien dépancréaté est laissé à l'inanition, le quotient respiratoire ne différé guère de celui d’un animal sain. Il faut faire l'épreuve de l'ingestion de glycose pour observer une différence.
4 Minkowski. ( Archiv fiir exper. Patholog. und l>h., XXXI .
5. IIeinsheiuek. {Zeitschrift fiir exper. Pathol, u. Thérapie, 1905, II.)
37 Ci
mal. — Ce simple fait, dit Lüthje1 2, prouve que l’organisme détruit au moins une partie du sucre qu’il forme, car on ne peut admettre qu il cesse d’en former, puisque l’hyperglycémie persiste.
L’expérience de Minkowski, celle d’Heinsheimer, et les expériences analogues sont donc moins probantes qu’elles paraissent au premier abord. On n’est pas fondé b supposer que l’organisme du chien dépancréaté n’utilise point de glycose ; il faut seulement dire qu’il l’utilise moins bien que l'organisme sain, ce qui est incontestable, et il est à noter que l’utilisation ne devient pas meilleure alors que l’animal dépancréaté est arrivé au dernier degré de la cachexie, et qu’il est sur le point de succomber à l’inanition. Ilédon rapporte deux expériences typiques à cet égard
Le maltose — ce qui est naturel, puisqu’il se dédouble en glycose — n’est pas mieux utilisé que ce dernier. Le lactose semble l’être davantage; mais il faut tenir compte de la facilité avec laquelle ce sucre fermente dans l’intestin. D’après une expérience d’Hédon, le galactose serait, chez l’animal dépancréaté, plus assimilable que le glycose.
Le lévulose l’est encore davantage. D’après Minkowski, un petit chien dépancréaté en tolère 15 grammes (en ingestion). Avec 1 OU grammes dans un cas et 200 grammes dans un autre, l’accroissement de la glycosurie a été respectivement d’environ 53 grammes et 82 grammes. En même temps, l’animal a éliminé du lévulose (2 grammes dans le premier cas, et 15 dans le second) 3 4.
Weintraud et Laves ont noté que le quotient respiratoire, qui, comme nous venons de voir, ne s’élève pas chez le chien diabétique, à la suite de l’administration de glycose, présente, au contraire, une élévation très nette après l’ingestion de lévulose '.