THEORIES
Elle augmente la glycogénie, ainsi que l'ont prouvé nos expériences sur le foie et le pancréas isolés du reste du corps1, et elle apporte uri obstacle sérieux à la zoamylogénie.
La diminution de l’aptitude du foie à faire du glycogène n’est d’ailleurs pas, selon moi, l’élément pathogénique principal du diabète pancréatique, et je ne partage pas ù cet égard l'opinion de Gley2 3 et de Lafon Mohr4 * * a trouvé une assez forte proportion de glycogène dans le foie de chiens privés de pancréas, qui avaient mangé delà viande huit à douze heures avant d’ètre sacrifiés1. Ainsi cet organe avait transformé en glycogène le sucre provenant de la viande*. Nous avons vu précédemment que le foie de chiens dépancréatés transforme aussi le lévulose. Son défaut d’aptitude à faire du glycogène (zoamylogénie), n’existe donc plus quand il élabore un autre sucre que celui de fécule.
La suppression de la sécrétion interne du pancréas influence aussi l’ensemble de l’économie, puisque celte sécrétion favorise la glycolyse. Enfin, elle parait se comporter comme antagoniste de substances diabétogènes : O. Lœwi, G. Zuelzer, Eppinger, l ’alla et Rudinger 7 * * * , Ghedini 11 admettent que la sécrétion interne du pancréas neutralise les effets de l’adrénaline. Mais cet antagonisme peut se concevoir de diverses façons : on peut supposer qu’il est purement dynamique, que la sécrétion interne du pancréas influence les nerfs dans un sens opposé à l’adrénaline
I Voir p. 1 24.
2. Ui.ky. (C. II. delà Société de Biologie, 1900. 27 déc., p. 715).
3 Lafon. (Thèse de Bordeaux , 1906).