‹ Le diabète sucréChapitre 347 sur 654 · Voir p · texte numérisé non relu

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8. Lhedixi. (Cronaca dicliuica medica de Geaova. 1908, n° 17. 1er sept.).

qui excite le sympathique. On peut aussi songer à une sorte de neutralisation chimique, et on a, en effet, constaté qu’un mélange in vitro d’extrait de pancréas et d’adrénaline devient inefficace1.

Il se pourrait encore qu'une partie au moins des effets anti-toxiques que nous attribuons à la sécrétion interne du pancréas fût due à la destruction de principes diabétogènes dans le pancréas lui-même, qui est un foyer si actif de combustions 2.

En 1902, nous avons publié l’expérience suivante3 4 :

« A un litre de sang normal de chien, défibriné, nous avons ajouté quelques centigrammes de cristaux retirés de plusieurs litres d’urine d’un pneumonique, et doués d'un pouvoir antiglycolytique énergique Nous avons fait passer ce sang à travers le pancréas (isolé) d’un chien. Recueilli dans la veine pancréatique principale, aussitôt après son passage à travers le pancréas, ce sang avait recouvré son pouvoir glycolylique. »

Cette expérience prouve que le pancréas exerce une action antitoxique. Il me parait d’ailleurs fort difficile d’affirmer que cette action est différente de l’action antagoniste dont il vient d’être question ; car, dans notre expérience, on n’a pas la preuve que la destruction du poison s'est faite dans la cellule pancréatique.. 11 se peut que celle-ci ait versé sa sécrétion dans les

1. D’après Frugoni ( Berlincr kl. Wocli., 1908, n° 35) , celte action est due à l’alcalinité du mélange, l’adrénaline se détruisant en milieu alcalin.

2. .l’ai montré en 1899 [Arch. de mcd. exper., p. 742), que le pancréas est quelquefois l’organe le plus chaud de l’économie. Le professeur Kronecker (voir Ito : Zcitscluift far Biologie, X \.\\ III), avait déjà signalé que la température du duodénum peut être plus élevée que celle du foie.

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