DOCTRINES DE BOUCHARD, DE ZIMMER, DE GŒTHGENS, D EBSTEIN
Vers la môme époque, Bouchard professait aussi que le diabète tient essentiellement à la non utilisation du sucre *.
Mais, d'autre part, un certain nombre de médecins admettaient une formation exagérée de glycosc. Les uns, fidèles à la doctrine de Pavy, accusaient une perturbation de là nutrition, en vertu de laquelle le glycogène faisait du sucre au lieu de former de la graisse. Zimmer * a particulièrement développé cette idée et, ce qui fait l'originalité de sa théorie, c’est le rôle important qu'il fait jouer au système musculaire.
D’autres ont été surtout frappés de la dénutrition azotée sur laquelle avaient déjà insisté Gœlhgens3, puis Lécorché4 ; et, parmi ces derniers, il faut citer le professeur Ebstein, auteur d’une théorie d’après laquelle « les deux grands éléments du diabète, l’hyperglycémie et l'excès de la désassimilation azotée seraient dus à une formation trop peu abondante d’acide carbonique dans les tissus ». La base de cette théorie étant inexacte, il est inutile d'y insister.
« Le Diabète », par Frerichs.
Dans un livre paru en I88f, un clinicien d'une autorité considérable, Frerichs s’est borné à consigner les résultats de son
1. Les idées du professeur Bouchard sommairement publiées dans la Tribune médicale I ST 3 sont exposées dans ses Leçons sur le ralentissement de la nutrition, Paris, 1882. On les trouve avec développements, dans son Traité de Pathologie générale, t. III
2. Zimmkh. Deutsche Klinik, 1867, 1871 et 1873. — Deutsche med. Woch.. 1879.)
3. (’iokthukns. l ober don Sloffwochsel einos Diabelikers verglichon mit déni eines Gesundes. [Innug. dis., Dorpat, 1SGG.