‹ Le diabète sucréChapitre 36 sur 654 · Lécohché. Traité ilu diabète. Paris · texte numérisé non relu

Lécohché. Traité ilu diabète. Paris

!>. Fr. Th. von Fhehicms. Vebcr den Diabètes (avec 5 planches). Berlin, 1884 — Cet ouvrage a été traduit en français.

HISTORIQUE

observation personnelle, et a laissé volontairement de côté toute théorie. Gomme le symbolise une vignette placée au frontispice, ce livre est une gerbe de faits. D’après Frerichs il est prématuré de vouloir pénétrer l’énigme d’une maladie contre laquelle s’acharnera longtemps encore la pénétration de nombreux Œdipos. Au déclin de sa carrière, il a tenu à livrer à ses successeurs le trésor de son expérience, mais rien de plus ; il a même renoncé ù leur tracer une voie de recherches.

GLYCOSURIE ALIMENTAIRE

Purement clinique, le livre de Frerichs ne donne guère prise à la critique. 11 renferme cependant des assertions inexactes, par exemple celle-ci : « qu’à l’état de santé l’absorption de grandes quantités de sucre n’a aucune influence sur l’urine et que ce liquide n’en renferme pas trace l 2. » Et cependant Schmidt • (chez le chat), Becker 3 4 5 (chez le lapin), Mosler ’ dans sa propre urine, Poggiale s, Schiff6, Yogel7 8, Ludwig®, etc., avaient, bien avant 1884-, fait la remarque que l’ingestion d’une forte dose de sucre peut être suivie de glycosurie; mais il était difficile de la produire, et Cl. Bernard avait donné une explication séduisante de la tolérance de l’organisme :

« Si nous injectons, dit-il, dans la jugulaire d'un chien, 10 grammes de glucose dissous dans 30 grammes d'eau tiède, nous voyons que cette substance déborde et passe dans l’urine, ainsi que cela a lieu chez un diabétique. Mais si, au lieu d’injecter

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