‹ Le diabète sucréChapitre 364 sur 654 · GOUTTE · texte numérisé non relu

GOUTTE

de ccs derniers sont préalablement atteints d’obésité, ou bien qu'ils ont des obèses dans leur famille

11 est moins commun de rencontrer la goutte articulaire dans les antécédents personnels des diabétiques. On a noté chez quelques malades 1 alternance d'accès de goutte et de glycosurieJ.

De ce qu’on rencontre souvent des manifestations goutteuses dans les antécédents héréditaires et personnels des diabétiques, quelques pathologistes ont conclu que le diabète est une manifestation de la goutte. Je ne saurais partager cette opinion ; car, ainsi que je viens de le dire, le diabète ne s’observe que rarement chez les vrais goutteux, à manifestations articulaires, et ne se rencontre jamais dans une variété spéciale de la goutte, la goutte saturnine. Donc, il ne dépend pas de la goutte ellemême. Tout ce qu’on peut dire, c'est que la goutte, le diabète et l'obésité sont trois maladies présentant entre elles une réelle allinité.

Le professeur Ebstein a représenté l'anomalie cellulaire, dans ces trois états morbides, par un schéma ingénieux : Dans l'obésité, le noyau de la cellule est sain; le protoplasma a perdu une partie de son pouvoir oxydant. Dans la goutte, le protoplasma est normal, mais le noyau est malade; car, comme on sait, il y a, dans cette maladie, une augmentation de la production endogène des corps puriques. Dans le diabète, au contraire, le noyau

I Charcot Leçons sur la goutte . rapporte qu'un diabétique obèse eut 5 lits, dont 4 diabétiques et 1 obèse — et 2 tilles obèses. — Dans une famille citée par Ehki.maxx ( l'ester med. chir. Presse. 190<>, n° 43 , composée de 8 personnes, toutes obèses, on comptait 4 diabétiques et 1 albuminurique. — Voir aussi kiscii ( Wiener mcd. Presse , 1890. n° 14). — Ebstein ( Deutsche ni d. U oc//.. 1898). — IIihschff.ld ( Berl . Id. Woch., 1898. n° 10). — Kai.ikc/lck ( Wiener Id Rundschau. 1903. nos 12- 13). — WoLFNF.it [Berl. fil. Woch., 1901. n° 4).

2. II est à remarquer qu’il n’y a pas de parenté entre le diabète et le rhumatisme, maladie surtout infectieuse.

3. W Ebstein. {Vererbarc cellularc Stoffuechselkrankhcitcn. Stuttgart, 1902).

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est sain ; le protoplasma est altéré ; il l'est d’ailleurs différemment < | ne dans 1 obésité. L’obèse oxyde mal les graisses; le diabétique dédouble mal le glyeose.

Tel est le schéma ; mais ce n’est qu’un schéma, et, s’il exprime le rapport qui existe entre l’obésité, la goutte et l’espèce la plus simple du diabète, il est loin de donner l’idée de l’état de la nutrition dans certaines espèces complexes de cette maladie, par exemple de celle où l’on voit l'alternance de la glycosurie et de l’albuminurie, etc., etc. La suite de cet ouvrage montrera combien sont complexes les variétés des anomalies nutritives dans le diabète.

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