‹ Le diabète sucréChapitre 372 sur 654 · INFLUENCE DE LA GROSSESSE · texte numérisé non relu

INFLUENCE DE LA GROSSESSE

La grossesse peut-elle prédisposer au diabète ? Cela n’est pas impossible, car cette maladie débute parfois pendant l'état de gestation, et, ce qui paraît plus probant, on aurait vu, dit-on, des diabètes qui, chez une femme, ne se manifestaient qu’à l’occasion d’une grossesse \ Mais, de tels faits sont fort rares*.

1. C’est l’opinion de Bouchardat, de Seegen. de Lécorché, etc.

2. N oir Dkboye (Bulletins et Mémoires de la Société méd. des hôpitaux de Paris. 1889. p. 375). — P. Marie ( Seat médicale. 1895, p. 530). — Sekator. (Ilerl.kl. \Yoch., 1896. n° 30). — Opplkr et Kiklz. (/</.. p 583).

— Evans. (Amcric. Med. News., 1896. 18 jnnv.). — Boisjlmkau. (Thèse de Paris, 1897). — Leoribc. [ld., 1897-98). — Martinet. Presse médicale, 1904, 10 lévrier). — Léonard Weber. New-York Med. Record, 8 oet. 1904). Blodgbtt. (Boston Med. and Surg. Journal. 1905, p. 307).

3. Bennrwitz Case of diabètes recurring during successive pregnancies. (Edinb. Med. Journal. 1828, \\\. p. 217). Il s'agit d'un diabète qui aurait disparu 6 lois, chaque fois après un accouchement.

— Voir Duncan Mathews. (Transact. Obstetr. Societ;/. London, 1882, p. 285, et Practitioner , 1883. sept ).

4 Ainsi qu'il a été dit au chapitre de la glycosurie puerpérale Charrin et Guillhmoxat supposent qu’il existe pendant la grossesse un ralentissement de la nutrition. — Celte hypothèse ne parait pas fondée. — Sur le diabète de la grossesse, voir Gaudard (Thèse de Paris. 1889). — T rocii.lart (/</.. 1893). — Salkmi. (Thèse de Montpellier, 1900).

ETIOLOGIE

Nous avons vu précédemment1 que la suppression de la lactation peut être suivie de laclosurie, et que celle-ci a été souvent prise pour une glycosurie. De là, sans doute, l’opinion que la suppression de la lactation est une cause de diabète. Cette opinion ne semble pas admissible, car la quantité de glycose2 qui cesse d’être quotidiennement utilisée par les glandes mammaires est bien faible, eu égard à celle qui est consommée chaque jour par l’économie.

Page 1