‹ Le diabète sucréChapitre 385 sur 654 · LÉSIONS DES NERFS VAGUE ET SYMPATHIQUE · texte numérisé non relu

LÉSIONS DES NERFS VAGUE ET SYMPATHIQUE

Un malade de Henrot1, âgé de trente-sept ans, fut pris, sans cause connue, de polyphagie, de polydipsie et de polyurie. Il buvait jusqu'à 18 litres. Mis au régime, il rendait encore Bot) grammes de sucre en vingt-quatre heures. La mort survint au bout de peu de mois, dans le coma.

A l’autopsie, on trouva un ganglion calcaire et caséeux sur le trajet du pneumogastrique droit, qui semblait se perdre dans la tumeur et ne reprenait son volume normal que quelques centimètres plus bas.

Diihen * a vu un ganglion crétacé comprimant le vague gauche à deux pouces au-dessus du cardia; Nyman 3 une concrétion calcaire comprimant le vague droit derrière la bifurcation des bronches: Frerichs *■ une tumeur du volume d'un très gros pois à l'origine du même nerf.

Il est bien difficile de dire si ces tumeurs ont été la cause du diabète constaté pendant la vie.

Klebs et Munk‘ ont observé «les lésions du plexus cœliaque, llale-White* a vu dans quelques cas un épaississement du tissu conjonctif autour du ganglion semi-lunaire, et A. Cavazzani 7 des lésions du sympathique, particulièrement au niveau du plexus cœliaque. Ces divers cas montrent (intérêt d’investigations minutieuses.

Thiroloix a beaucoup insisté sur l’augmentation de volume des ganglions semi-lunaires chez un certain nombre de diabétiques. Mais avant d’affirmer l'existence de modifications de volume de ces ganglions, il me serait indispensable d’avoir bien pré-

! Henrot, cité par Boutard. (Thèse de Paris , 1890. p. 191).

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