‹ Le diabète sucréChapitre 387 sur 654 · L. D’Amato. (Annalidi ncvrologia · texte numérisé non relu

L. D’Amato. (Annalidi ncvrologia

ItiTTKRSTRAUs. (Inaug Dissertation, Bonn, 1903, juli).

Kausch. Trauma und Diab. und Glycosurie. (Zeitschrift fiir klin. Mcdicin, 1904, L V, p. 413).

TRAUMATISMES

double de celle que j'ai indiquée. Cette assertion ne me parait soutenable que si l'on a en vue seulement les diabétiques de la classe laborieuse, particulièrement exposée aux traumatismes.

C’est chez l’enfant que la proportion des diabètes traumatiques me parait devoir être la plus élevée ; car les chutes sur la tète sont communes chez eux.

Siège du traumatisme. — Dans les lia cas réunis par Jodrv le traumatisme a porté sur :

La tète

72 fois

La colonne vertébrale

L’abdomen

Dans 0 p. 100 des cas, le malade est

tombé sur

les pieds.

— Restent 17 p. 100, où le siège du suffisamment indiqué V

traumatisme

n'est pas

Les 72 traumatismes du crâne ont porté

sur :

l/occipul

la» front.

La région pariétale

Le vert ex

Lu point indéterminé

Dans le tiers des cas, environ, le diabète su manifeste les premiers jours qui suivent le traumatisme. En analvsant 29 observations empruntées aux sources les plus sûres, et b observations personnelles, je trouve que les sympt mes diabétiques ont apparu :

Dans les trois premiers jours 10 fois

La première semaine 5 —

Les trois premiers mois 12 —

Plus tard1 2 7 •

1 D après Asher (Inaug. bissert., léna, 1894), le' traumatismes de la région sacrée seraient une cause assez fréquenle de diabète.

2. Ainsi, la glycosurie a été constatée dans la première semaine ihins près de lu moitié des cas. — Si le traumatisme détermine, non une glycosurie, mais une simple polyurie, celle-i i apparaît encore plus tôt. généralement dès le premier ou le deuxieme jour.

Lépine. 27

KTIOUKilK

Voici quelques exemples de diabète traumatique, à début précoce :

l'n garçon de dix-huit ans, jouissant d’une bonne santé, fait une chute sur les pieds, de la hauteur d’un premier étage. Pas de perle de connaissance. La nuit suivante, soif excessive. L’urine observée pendant quinze jours donne une moyenne quotidienne de ;> litres avec 200 grammes de sucre. Trois ans plus tard, le malade était dans un état cachectique, et il succomba deux ans après1.

Un jeune homme de dix-sept ans fut pris d’une soif inextinguible cinq jours après être tombé d’un sixième étage. Il urinait, dans les vingt-quatre heures, la à 20 litres d une urine renfermant 3 gr. o de sucre par litre. Mort treize jours après l'accident.

A l’autopsie, fracture par enfoncement du frontal droit, et attrition de toute la portion antéro inférieure du lobe correspondant, jusqu’au lobe sphénoïdal. Des coupes nombreuses n’ont montré aucune autre lésion, ni dans le cerveau, ni dans le bulbe, qui a été examiné avec le soin le plus minutieux2.

Un diabète insipide peut exceptionnellement se transformer en diabète sucré3. Dans quelques cas celte évolution singulière a été constatée après un traumatisme : 1

l'n homme de quarante-quatre ans, après une chute de voiture, reste quatorze jours sans connaissance. 11 perd par le nez du liquide céphalo-rachidien, et, lorsqu il est revenu à lui. présente une hémianopsie temporale double et une polyurie de 10 litres sans albuminurie ni glycosurie. On ne peut môme provoquer chez lui la glycosurie alimentaire.

Deux ans plus tard, son médecin découvrit que l’urine était devenue sucrée.

A l’hôpital de Guy, sous l’influence d’un régime antidiabétique

d. (iiiiEsiNCiKR. (Archiv fur physiol. Hcilkundc, 1859).

2. Fischer. (Union médicale, 1800. dG février). Ce travail est très riche en observations et nous y renvoyons le lecteur.

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