I. Voir pages 417 et
SYMPTOMATOLOGIE DU DIABÈTE
de polyurie peut faire méconnaître la maladie, alors môme que la quantité de sucre contenue dans l’urine est assez considérable : 20 grammes, 30 grammes, et même, parfois, davantage. Le diabète decipicns est moins rare qu’on ne pourrait croire. J’en ai observé plusieurs cas.
Quantité relative du jour et de la nuit. — On sait qu’à l’état normal la quantité d’urine excrétée pendant les douze heures de jour est plus abondante que celle qui est émise pendant les douze heures de nuit. Chez les diabétiques, la différence est moins prononcée, probablement parce que ces malades ont dans leurs tissus une réserve d’eau. Mais, si le diabète n’est pas grave, l’inlluence des repas est le plus souvent bien manifeste ; et, dans le cas où le malade ne se couche pas aussitôt après le dîner, cette influence posl prandiale amène une grande prédominance de l’urine du jour, par rapport à celle de la nuit*.
Si le malade est artérioscléreux , la question devient plus complexe. Le plus souvent, la nycturie est favorisée; et c’est ainsi qu’on rencontre des diabétiques urinant la nuit beaucoup plus que le jour1 2.
DENSITÉ DE l.’üRINE
La densité des urines diabétiques est assez élevée (1.030 et davantage), surtout quelques heures après les repas. Mais il y a des exceptions à cette règle dans plus du dixième des cas. Parfois la densité est faible (1 .008-1 .006). YYaterman 3 aurait môme observé une densité de 1.002. — Mais on sait qu’avec le densimètre ordinaire, des erreurs peuvent être facilement commises. Il ne faut donc pas accepter sans critique tous les cas extraordinaires.