VARIATIONS DE LA GLYCOSURIE
jours la glycosurie, que l’hyperlhermie 1 et l’infection ' contribuent l’une et l’autre à augmenter la glycolyse. On sait que beaucoup de microbes consomment du sucre. Mais, d’autre part, l'infection, en déprimant l’activité des cellules de l'organisme, diminue la consommation du glvcose. On en a la preuve par le fait que, chez les sujets non diabétiques, la glycosurie alimentaire est augmentée par l’état fébrile3. Aussi comprend-on que dans quelques maladies infectieuses de courte durée, alors que l’inanition n’a pas le temps de produire ses effets, la diminution de la glycosurie diabétique soit peu considérable. 11 existe même des cas de diabète léger avec augmentation de la glycosurie pendant un étal fébrile qui permettait un certain degré d’alimentation Ceci dit d’une manière générale, voyons quelques maladies en particulier :
Pneumonie. — Dans la pneumonie, maladie pendant laquelle le patient cesse le plus souvent de s’alimenter, la diminution de la glycosurie diabétique est la règle ordinaire : Chez un diabétique de Naunyn, atteint de pneumonie grippale, la glycosurie cessa pendant la maladie. Chez un autre, homme de quarantetrois ans, excrétant plus de ">00 grammes de sucre par jour, la glycosurie augmenta, et même dépassa 700 grammes par jour. C’est exceptionnel. Elle a diminué chez les pneumoniques diabétiques que j'ai observés.
Le premier qui, à un régime non strict, rendait de 300 à •»-00 grammes de sucre par jour et en moyenne 28 grammes d’urée
! Voy. Richter . (Fortschritle (1er Medicin, 1898, p. 321).
2. Chaiuun et Kaufmann. {Archive* de physiologie. 1893) Ajoutons que certains diabétiques affectés d une maladie fébrile tolèrent, en potages, des féculents qui, à l’état d’apyrexie, augmenteraient leur glycosurie.
3. Voy. mon article sur la glycosurie alimentaire. ( Ilcvue de Médecine, 1901, p. 700).
4. Voy. Mohk. Uebcr den Einfluss fieberhafter Erkrankungcn auf die Glycosurie beim Diabètes. ( Zeitschrift fur klinische Mcdicin, 1901, XL1 1, p. 402).
SYMPTOMATOLOGIE DU DIABÈTE
(ce qui faisait un rapport moyen de 1.250 sucre pour 100 durée), excréta chaque jour pendant sa pneumonie, bien qu’à l'inanition, 34 grammes d’urée et 150 grammes de sucre, ce qui fait un rapport de 450 pour 100 d’urée.
Le second, homme de cinquante-trois ans, obèse, très alcoolique, au sixième jour d’une pneumonie ayant élevé la température à 39°5, avait 50 grammes de sucre par litre.
Le tableau suivant des urines montre l'influence d’une saignée, faite au moment de l’entrée à l’hôpital, après qu’on eilt recueilli de l’urine.
Urée
Sucre
Rapport du sucre
Octobre
à 100 urée.
sou-
mat. . 33,2