SAIGNÉE
illât.
soir. . 20,4
sou-
mat. . 30,1
illât.
soir. . 32,4
soir
mat. . 19,7
Ainsi, probablement sous l’influence de la saignée, il y a eu, dans la journée du 0, une amélioration, qui s’est prolongée la nuit suivante : La quantité de sucre, et surtout son rapport à l’urée, se sont notablement abaissés ; puis dans la journée du 7, légère augmentation de la glycosurie, bien que le malade fût à la diète absolue de toute substance solide et ne bût pas de tisane sucrée. L’état général s’est d’ailleurs rapidement aggravé dans la matinée du 8, et il a succombé dans l’après-midi du même jour.
Fièvre typhoïde. — Dans la fièvre typhoïde, la glycosurie persiste presque toujours pendant toute la durée de la maladie. Cependant, dans un cas de Ryba et Plumert (suivi de guérison), elle diminua dès le début et cessa pendant le cours de la deuxième semaine, puis reparut dès la troisième, à son taux primitif. Le plus souvent, la diminution de la glycosurie est considérable. Dons un cas de Marfyn 1 (diabète gras), la quantité de sucre quotidiennement excrétée est tombée de 150 à (JO grammes,
puis à 22 grammes. Le rapport du sucre à l’urée qui, avant la
I. Marfan et Iscovesco. ( Bulletins et Mémoires de la Soc. méd. des hôp. de Paris , 29 janv. 1904).
VARIATIONS DK LA GLYCOSURIE
maladie, variait entre 2,(5 et 4 pour I d’urée, s’est abaissé progressivement à 0,9.
Chez plusieurs diabétiques, observés par Rayer, Pavy, Carvalho1 2 3, la glycosurie a disparu pendant le cours d'une variole. Au contraire, chez un diabétique de Naunvn, l’invasion d’une varicelle la fit reparaître.
V. Noorden a vu la glycosurie augmenter pendant une fièvre symptomatique d’une angine folliculaire. Au lieu d’excréter, comme d’habitude, de la à 22 grammes, le malade rendit, en deux jours, 2fi et 28 grammes de sucre. Son alimentation était cependant très réduite*. Ce cas n’est pas isolé; Mohr1 en a rapporté d'autres.
J’ai déjà dit (pie l’augmentation ou la diminution de la glycosurie dépendent de causes antagonistes : d’une part, le défaut d’alimentation diminue l’apport du sucre, et l’élévation de la température augmente la glycolyse ; d'autre part, l’infection, en lésant l’activité cellulaire, met obstacle à la consommation du sucre. Si l’infection est forte et la maladie courte, comme c’est le cas dans l’angine, il y a des chances pour l’augmentation de la glycosurie. Au contraire, avec une maladie de longue durée, et surtout avec une affection gastro-intestinale, qui met obstacle à l’absorption des aliments, la diminution de la glycosurie est presque certaine.