POUVOIR ROTATOIRE
Il résulte de ce qui précède que la lévulosurie, dont l'interprétation pathogénique est difficile, n’a en réalité que peu d’inlérét clinique. II n’en est pas de même de la pcnlosurie, dont un certain nombre d’observations ont été publiées dans ces dernières années. Mais, quand on les étudie, on se convainc que, cliniquement, les penlosuriques ne peuvent être assimilés ù des diabétiques. C’est donc au chapitre du Diagnostic que j’en parlerai ; et il n’en eût pas été question ici, si quelques faits ne prouvaient que celte anomalie, bien que distincte du diabète ordinaire, a cependant avec lui une parenté assez étroite1, et si Külz et Vogel2 n’avaient pas trouvé des pentoscs, en faible proportion d’ailleurs, dans l’urine de quelques diabétiques.
Outre les pentoses on peut rencontrer dans leur urine des sucres inactifs mal connus. Ainsi, Geelmuyden a trouvé chez un enfant diabétique un sucre dépourvu à peu près complètement de pouvoir rotatoire et qui, après l’ébullition de l’urine en présence d’un acide, déviait à droite3. Ce sucre réduisait plus lentement la liqueur de Fehling que le glycose et donnait un osa-
1. Quelques-uns de ces penlosuriques non diabétiques avaient des diabétiques dans leur famille; c’était le cas pour un banquier cité par F. Blumknthal. Die Penlosuric (Deutsche Klinik, p. 313).
2. Kuklz et Vouel. ( Zeitschrift fiir Biologie. XXXII, p. 185).
Pour la recherche (les pentoses dans une urine diabétique il faut éviter de se débarrasser du glycose par la fermentation ; car, bien que, théoriquement, les pentoscs ne fermentent pas, ils se détruisent, par entraînement, dans un liquide qui fermente. — Ai.kthan (Archiv fiir exper. Pathologie und Pli., 1902, tome XLV11, p. 417) les a caractérisés dans le savon obtenu après la précipitation des matières sucrées au moyen du chlorure de benzoyle.