ETAT DE LA SALIVE
gner de lésions de la muqueuse. Nous y reviendrons en traitant des complications.
Salive. — On a dit que la salive est souvent peu abondante, probablement à cause de la polyurie. Dans certains cas de diabète cérébral, on l'a trouvé augmentée. On sait que le ptyalisme a été aussi considéré comme un signe de diabète pancréatique.
Il est exceptionnel qu’on puisse y déceler du sucre, alors même qu'on la recueille par le cathétérisme du conduit de Whartonou de Sténon* et il en est de même dans La sialorrhée causée par la pilocarpine.
Cependant Fleckseder1 2 3 en a trouvé deux fois, sur H diabétiques qu’il a examinés è ce point de vue. La preuve du sucre a été faite au moyen de la phénylhydrazine. Dans les deux cas, il s’agissait d’un diabète grave.
Réaction de la salive. — D’après Frerichs -, la salive serait toujours acide chez les diabétiques. Mais il s’est contenté de la recueillir dans la bouche, et vu l’infection habituelle de la cavité buccale, on pouvait douter que dans ses canaux excréteurs elle présenté! la même réaction Aussi, Mosler 1 a-t-il pratiqué le cathétérisme du canal de Sténon. La salive qu’il a ainsi recueillie «■tait acide. J’ai de la peine à croire qu’il en soit de même dans le diabète léger.
W issel * chez 8 diabétiques, a trouvé le pouvoir diastasique de la salive normal ou peu augmenté ; dans un cas il l’a trouvé diminué.
1. Flkckseder Der geniischte Speichel «les Menschcn, sein norm. Verhalten, etc. (Zeitschrift für Hcilkuudc , 1900. L).
2. Frkhichs. (In Wagner' s llanduôrlerbuch der Physiologie, lit).