Voir p
la mauvaise utilisation du glycose et l'intégrité des phénomènes d’oxydation. On a vu, au chapitre de la glycolyse, que ce processus ne consiste pas dans une oxydation simple, et que celle-ci est précédée par une modification profonde de la molécule de glycose. En fait, il a été démontré dans ces dernières années que divers dérivés du glvcose, les acides gluconique, saccharique, mucique, glycuroniquc, etc., etc., sont détruits par le diabétique aussi bien que par l’homme sain*.
Au contraire, l'ingestion par un diabétique d’une quantité de glycose tout à fait insuffisante pour produire chez un homme sain le passage dans l’urine de traces de sucre, augmentera sa glycosurie, ou la fera apparaître, si, sous l’influence d’un régime rigoureux, il était aglycosuriquc au moment de l’expérience. Le pain qui, même en quantité énorme, ne provoque pas chez l’homme sain une glycosurie alimentaire ', la produit nécessairement chez les diabétiques. Voici à cet égard un résumé instructif des recherches de Iviilz
Influence de 1 ingestion de 100 grammes de pain. — Elles ont porté sur 00 diabétiques chez lesquels un régime rigoureux avait fait disparaître complètement la glycosurie. Ivülz leur a fait ingérer, à 8 heures du matin, 100 grammes de pain (produisant 00 grammes de glycose). Tous ont eu de la glycosurie. En bloc, les 00 malades, ayant ingéré l’équivalent de 3.000 grammes de sucre, en ont excrété 310 grammes, soit 8,8 p. 100. La durée de la glycosurie, chez aucun d'eux, n’a dépassé six heures. Chez plusieurs elle n'a débuté que deux heures, au moins, après l'ingestion. Ces différences dépendent de plusieurs conditions : la rapidité de la transformation de l’amidon en sucre, la vitesse de 1 absorption, 1 état des reins, etc., etc. Le tableau qui suit montre comment s’est comportée la glycosurie :
1. Ces recherches ont été faites par divers expérimentateurs. — Voir Baumgartex. ( Zeitschrift fiir exper. Pathologie. 1905, II).
2. On a vu au chapitre de la glycosurie alimentaire que. chez l’homme sain, la glycosurie ex atnylo est infiniment plus difficile a produire que la glycosurie c saccharo. Voir toutefois p. 227.