INFLUENCE DE DIVERS SUCRES
On peut, en tous cas, affirmer que la tolérance d’une dose, même moyenne, de lévulose plusieurs jours de suite est rare. Havcraft1 a donné 55 grammes de lévulose, par périodes de trois jours, à deux diabétiques soumis à un régime d’où les h\ cirâtes de carbone étaient exclus autant que possible ; or 1!) p. 100 de ce sucre paraissent avoir été excrétés comme lévulose et 00 p. 100 comme glvcose. Palma J, chez 5 diabétiques, a noté que l’administration de tOO grammes de lévulose augmentait l’excrétion du sucre de 00 grammes. Une petite partie de ce sucre paraissait être du lévulose.
Graham et Lusk 3, dans un cas de diabète grave, n’ont pas vu que le lévulose fût utilisé.
Pentoses. — Nous avons vu que ces sucres sont à peu près inutilisés par l'homme sain. 11 en est de même chez la plupart des diabétiques. Ainsi, un diabétique observé par Ebstein, qui pouvait assimiler 100 grammes de lévulose, excrétait une très Forte proportion de xylose après l’absorption de 25 grammes seulement de ce sucre ’.
Lindemann et May auraient toutefois constaté que les diabétiques utilisent en partie le rbamnose ‘ ; et. d’après Kalinski, ils utiliseraient l’arabinose mieux que l'homme sain*. Cela n’est pas impossible : on conçoit que, par une solde de réaction de défense, l’économie des diabétiques, qui a un impérieux besoin d'hydrates de carbone, arrive à consommer certains d'entre eux, que l'organisme sain dédaigne, parce qu’il a à sa disposition le glvcose auquel il est originellement adapté.
1. Haycbaft. ( Zeitschrift fiir physiolog. Chemie, 1894, XIX, p. 137}.
2. Palma. ( Vrag . Zeitschrift fiir Heilkutide, 1894, XV, p. 265).
3. Ghaham et Lcsk. (Deutsche* Archic fiir kl. Med, 1904. LXXXI, p.485).