‹ Le diabète sucréChapitre 495 sur 654 · Ebstkix. (Virchow' s Archic , 1893. CXX1X, p · texte numérisé non relu

Ebstkix. (Virchow' s Archic , 1893. CXX1X, p

5. Lindemann et K. May. Die Verwerlhung der Hliamno.se vora normalen uml vom diabelischen Organismus. ( Deutschcs Archic für klin. Medicin . 1890, LVI, p. 283).

0. Kalinski. Ëin Beitrag zur Pentosurie. (Deutsche med. Woch., 1902, p. 743).

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Si colle hypothèse csl fondée, certains diabétiques au moins pourraient se créer des ressources exceptionnelles susceptibles de présenter quelque importance pratique. Ltithje 1 2 , après avoirfait ingérer à un diabétique grave la grammes de xylose et autant d arabinose, n’en a pas trouvé trace dans l’urine. 11 est vrai que rien ne démontre qu’ils aient été utilisés, car ils peuvent avoir été détruits dans l’intestin.

En résumé, non seulement le glvcose, mais les sucres en général, sont mal utilisés par les diabétiques. Toutefois le lévulose, le lactose et d’autres sucres, qui se trouvent dans les fruits, font parfois exception.

DÉSASSIMILATION DES MATIÈRES PROTÉIQUES

On sait que l’homme normal a besoin de 3o calories, environ, par kilogramme et par vingt-quatre heures. A priori, on ne voit pas pourquoi le diabétique aurait un besoin de calories moindre. Et cependant, des diabétiques obèses, faisant très peu d’exercice, d’autres (dont la peau sèche et froide perd peu de calorique), etc., paraissent pouvoir se contenter d’un nombre decalories inférieur à celui de l'homme sain. D’après Schlesinger, un diabétique sans complications, âgé de plus de cinquante ans, n’a pas besoin de plus de 30 à 33 calories par kilogramme J. On a donné même des chiffres beaucoup plus faibles3.

Mais les diabétiques qui ingèrent du glvcose et l’utilisent plus ou moins mal subissent un certain déficit de calories, par rapport à un homme sain soumis au môme régime. 11 est possible que le déficit soit comblé en partie, par une plus ample consommation

1. Luethje. S to ffwec h se I v e rsu c h bei einem Diahetik. [Zeitschrift fur kl. Med., 1900, t. XXXIX; p. 397).

2. Scjii.esinger. (Zeitschrift fiir diict. undphysik. Thérapie. \ l).

3. De IIenzi. ( Klinischc llierap. Wochenschr., 1902. n° 9). — Lin’Ossieh. (Bulletin delà Société de Thérapeutique, 24 décembre 1902). — Linossikh et Lemoine ( Bulletins et Mémoires de la Société méd. des Hôpitaux de Paris, 1908, 10 avril).

DÉSASSIMILATION DES MATIÈRES PROTEIQUES

de graisses. En fait, chez un certain nombre de diabétiques, il n’y a pas d’augmentation de la désassimilation des matières protéiques1 2, tandis que chez d’autres, elle est nettement accrue -.

Reste à savoir si cette augmentation lient uniquement à ce qu’une consommation supplémentaire de matières protéiques vient remplacer le défaut de calories normalement fournies parles hydrates de carbone, ou si elle résulte, en partie, d’une consommation de luxe: habitude vicieuse amenée par une alimentation carnée excessive3.

Celte consommation deluxe est, chez certains gros mangeurs, incontestable. Ce qui prouve que la désassimilation des matières albuminoïdes ne répond pas à un besoin réel, c’est «pie par la restriction de l’alimentation carnée on ramène progressivement Tarée au taux normal.

Cet excès présente des inconvénients positifs, entre autres celui d’augmenter la glycosurie, parce que la désassimilation des matières albuminoïdes dégage du glycose, et aussi par un mécanisme indirect, mal connu : Kolisch et Schumann-Leclerq ’ disent avoir vu la glycosurie diminuer à la suite de la substitution de 300 grammes de pommes de terre à 300 grammes de

1. Voir Bouchahd. Traité de Pathologie générale. Tome III, p. 308. — Welntracd. (Bibliotheca medica, I).. 1903). — Paltz [Zeitschrift fur Biologie, WXIl, p 197).

2. A «‘il juger par l'azote urinaire il semble que l'homme normal consomme quotidiennement à peine 1 et I 2 p. 100 de l’albumine de son corps. <‘t «pie le diabétique émacié en consomme beaucoup plus «le 2 p. 100. S il en est bien ainsi, on comprend que M. A. Robin soutienne que dans le diabète la dénutrition est accélérée.

3. Chez la plupart des diabétiques la glycolyse n’étant «pie diminuée. et non abolie, l’administration d’hydrates de carbone épargne «le l'albumine (voir page 507, note 3). Mais cet avantage est souvent chèrement acheté. Ainsi, un diabétique de üorchabot et Finkelstkin ( Deutsche ined. Wochenschr., 1893. 12oct), n'excrétait, avec un régime purement carné, qu’une trace de sucre. Après avoir ingéré 50 et 100 grammes de glycose, il a excrété 2 grammes d’azote (c’est-à-dire i grammes d urée) en moins. Mais il a rendu 30 et 70 grammes de glycose et a perdu, en deux jours, 2 kilogrammes de son poids.

i. Sem max.n-Lkclero. (Wiener 1:1. Wocli.. 1903, n°* 18-21).

viande. Maurel (de Toulouse) l’a fait cesser en instituant le régime lacté modéré à la place d’un régime carné et abondant. De tels faits démontrent que l’excès de viande est nuisible aux diabétiques.

Il est cependant des exceptions, car les exceptions abondent dans la pathologie: Naunyn a vu un diabétique de vingt-huit ans qui, au régime exclusif de la viande, en absorbait 1.500 grammes, sans être glycosurique. Ce fait est très insolite : presque toujours la glycosurie reparaît ou s’aggrave avec le régime carné excessif.

Quant ù la quantité d’albumine journellement désassimilée par un diabétique, par rapport à son poids, il y a de grandes différences, suivant les variétés de diabètes, et aussi suivant la nature des matières albuminoïdes qui entrent dans l’alimentation.

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