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Voici un autre exemple du même genre : un diabétique, observé par Bondi et Rudinger2, excrétait 27 grammes de sucre s'il ingérait 18 gr. 5 d’hydrates de carbone et 153 grammes de graisse. La quantité d’hydrates de carbone restant la môme, la graisse a été portée à 241) grammes par jour; corrélativement, le sucre urinaire est tombé à 0 gr. 4.
En somme, l’augmentation de la graisse dans la ration d’un diabétique diminue souvent, et, en tous cas, n’accroît pas sa glycosurie. Il existe cependant des exceptions à celte règle. J’en ai, pour ma part, observé. Le cas qui m’a paru le plus net est celui d’une femme de ma clinique qui, tenue d’habitude à un régime assez strict, absorba, un jour, par gourmandise, un demi -litre de crème fraîche. L’excès du sucre excrété pendant les vingt-quatre heures suivantes fut de plus de 20 grammes; il dépassa donc de beaucoup la quantité maxinia d’hydrates de carbone que renfermait la crème ingérée.
1. Luethje. ( Zeitschrift fur klinische Medicin, 1900, XXXIX, p.425).
2. Bondi et Hudingeh. Ueber die Becinflusssung der Zuckerausseheidung durch Fettzufuhr. ( Wiener ld. Woch., 1906, n° 34).