INFLUENCE DE L’ALCOOL
Rien ne prouve d’ailleurs que, dans ce cas, l'excès de sucre excrété provint de la graisse : on peut admettre que celle-ci a épargné la consommation du sucre ; on peut encore supposer que la crème a stimulé la glycogénie aux dépens d'autres substances que la graisre etc. De tels faits ne prouvent donc pas la formation de sucre chez les diabétiques, aux dépens de cette substance.
Rumpf, qui est partisan de cette hypothèse, fait valoir : 1° que dans deux cas de diabète grâce, l’excrétion de l’azote n’était pas augmentée; 2° que chez certains diabétiques, privés d’hydrates de carbone, et usant largement de la graisse, le rapport du sucre à l’azote est extrêmement élevé (on aurait trouvé, chez certains sujets, jusqu’à 1U grammes de glycose pour 1 gramme d’azote). Comme chez la plupart des diabétiques privés rigoureusement d’hvdrates de carbone ce rapport n’atteint pas 3, il est incontestable que 10 est en faveur de son opinion. Elle n’a d’ailleurs rien de paradoxal, puisque la transformation de la graisse en glycogène semble incontestable chez la marmotte. Mais, en fait, les graisses n'augmentent presque jamais la glycosurie.
Influence de l'alcool sur la nutrition du diabétique. — Les
expériences rigoureuses d’Atwater et Renedict1 2 3 ont prouvé que chez les sujets sains la quantité de chaleur produite par une dose modérée d'alcool, substitué en quantité isodyname au sucre, est identique à celle qui est fournie par cet aliment. Le glycose étant imparfaitement utilisé par les diabétiques, il est certain qu’une dose d'alcool produira chez lui plus de chaleur qu’une quantité isodyname de ce sucre.
Les recherches de dopait J et celles de .Neumann 1 ont montré aussi que, chez l homme sain, l'alcool économise non seule-
1. Atwatkr et Ueneoict, cités par A. Gautier (L'alimentation et le s régimes, Paris, 2° édition, p. 72).
2. A. Clopatt. (Skandin. Archiv fiir Physiolog., 1901, XI, p. 354).