Eppinger. (Wiener kl. Woch., 1906, n
LIPÉMIE DIABÉTIQUE
comme toxiques. De plus, l'acidité de ces derniers corps engendre, quand ils sont produits en grande abondance, une diathèse acide dont les effets prolongés ne peuvent manquer d cxercer sur l'économie l'influence la plus fâcheuse, surtout si le sujet est débilité par la vieillesse 1 ou par une influence morbide s.
LIPÉMIE DIABÉTIQUE
Un sait que le sang de l'homme sain ne renferme guère que 1 à 2 pour 1.000 dégraisse \ Celui de beaucoup de diabétiques n’en renferme pas davantage l. Mais chez un certain nombre d’entre eux — je ne suis pas en état de donner un chiffre précis — la proportion de la graisse est décuplée. — Enfin, dans quelques cas exceptionnels, l'anal vse révèle, pour 1,000 grammes de sang, plus de I0O grammes de graisse. Ce liquide présente alors l'apparence de chocolat au lait.
1. Goodüll et Joslix. (Boston .1 leit. moi Surg. Journal , 1008. p. 040.)
2. Landau [Ardue fur exper Bathol , 1008, LV) insiste sur le fait que chez le lapin, l'acidité autogène intra-cellulaire) qui résulte d’une intoxication par l’acide phosphorique exige, pour sa neutralisation, une dose d’alcali beaucoup plus forte que l’acidose produit par I infusion d’un acide minéral chez le même animal, dans les mêmes conditions d’inanition.
3. Celte proportion est physiologiquement augmentée après un copieux repas de matières grasses.
4 Dkxnstedt et Kcxpf ont dosé la graisse du sang chez G diabétiques. Le premier était atteint de gangrène, les autres dans le
coma.
Graisse |>. 1.000.
1 Mort de gangrène 0,46
2 Après 30 heures de coma 0.48
Ce sont, a peu de chose près, les mêmes chiffres qui ont été trouvés dans d’autres états morbides. (Virchow's Archiv, 1903, CLXXIV, p 103).
Lépine.
COMPLICATIONS DU DIABÈTE
L’aspect laiteux du sang de certains diabétiques parait avoir été remarqué depuis longtemps par divers auteurs x; mais les observations anciennes sont discutables, et c’est surtout depuis une publication de Sanders et llamilton2 que l’attention a été attirée sur la lipémie diabétique. Ces auteurs attribuèrent la mort de leur malade à l’obstruction des capillaires par la graisse. Peu après, les travaux sur cette question se multiplièrent \ Coats rapporta l’observation de deux jeunes diabétiques ayant succombé en quelques heures, après avoir présenté une dyspnée intense et un pouls fréquent. A l’autopsie, un grand nombre de veines paraissaient injectées par une substance blanche, crémeuse, que l’examen a montré être de la graisse \
Mais on a remarqué avec raison que ces obstructions vasculaires n’étaient que des coagulations formées post movlem 5. En effet, il est hors de doute que chez bon nombre de diabétiques la lipémie n‘a elle-même déterminé aucun symptôme et n’a été décelée que fortuitement, soit par l’aspect spécial du sang extrait des vaisseaux 6, soit au moyen de l'ophtalmoscope 7 .
1. Marcet d'Edimbourg aurait vu en 1799 un diabétique dont le sang était laiteux, Dobson, Rollo, Habington, T raille, Lecanu, etc. parlent de faits semblables.
2. Sandbrs et Hàmilton. Lipæmia and fat embolism in the fatal dvspnœa and coma of diabètes. (Edinburgh Med. Journal, 1879, XXV, p. 47-57).
3. Mackenzie. On the pathology of diabètes, especially dealingwith diab. coma. (BritisU Med. Journal , avril 1883. p. 605). — Windle. The morbid anatomy of diabètes. (Bublin Med. Journal, août 1883;. Dkeschfeld. ( British Med. Journal, août 1880