‹ Le diabète sucréChapitre 522 sur 654 · Navnyn. (Der Diabètes. 2® éd . p · texte numérisé non relu

Navnyn. (Der Diabètes. 2® éd . p

5. L hyperammoniémie, qui existe nécessairement dans les cas où il y a excès de sels ammoniacaux dans l'urine, peut-elle produire des accidents chez le diabétique * Cela est bien difficile a admettre; car, d'après les recherches de Maheori. ( Archiv fiir ex périment. Pathol, und Phann , 1893, XXXIII, p 71 , un chien supporte

I injection dans une veine, en l’espace d'une heure, de 29 milligrammes de carbonate d'ammoniaque. Si l'on admet que la toxicité des sels ammoniacaux est la même chez l'homme, ce dernier pourrait excréter, par heure, sans être incommodé, plus d'un gramme de carbonate d ammoniaque, c’est-à-dire une quantité plus que double de celle qui a été trouvée dans les cas extrêmes chez les diabétiques.

6 h rerichs. [Der Diabètes, p 143) dit avoir souvent remarqué que n chez les diabétiques les os présentent une légèreté extraordinaire » .

II s'étonne que Schultzen ait trouvé normale, a l'analyse chimique, la composition de ces os. Mais il est possible que leur légèreté tienne exclusivement à une raréfaction du tissu osseux, sans modification de leur composition chimique. — Voir page 485. note 1, et 589.

COMPLICATIONS DU DIABÈTE

coup la normale par rapport aux autres éléments minéraux1. Il est donc possible que chez l’acélonémique grave il existe une déminéralisation analogue à celle qu’a constatée Desgrez 2 3 4 à la suile de l’ingestion longtemps prolongée d’acide phénylpropionique (qui doit produire, à cet égard, des ellets assez analogues à ceux de l’acide (ï-oxy bu lyrique) :

Chez un lot de cobayes recevant une alimentation de composition constante, le rapport des matières minérales de l’urine vis-à-vis de l’ensemble des matières solides, qui, à l’état normal, était 0,63, s’est élevé à 0,69, sous l’influence de l’acide phényl-propionique J.

D’après Eppinger l, qui a expérimenté avec de faibles doses d’acide chlorhydrique, les chiens dépancréatés seraient beaucoup plus éprouvés par l’intoxication acide que les chiens sains. Sans affirmer que le pancréas ait une fonction particulière de défense, je considère le fait avancé par Eppinger comme très admissible; d’abord en raison de la dépression que produit l’ablation du pancréas, puis parce que les fonctions du foie sont profondément troublées chez le chien dépancréaté. Or on sait que la production d’ammoniaque se fait dans le foie. Il serait donc opportun de répéter les expériences d’Eppinger en dosant l’ammoniaque de l’urine.

En résumé, parmi les corps acétoniques, l'acide diacétique, mais surtout l’acide [ü-oxybutyrique doivent être considérés

1. Voir Gerhardt et Schlesixger [Archiv fiir exp. Path. u. Pli., 1899. X L 1 1 , p. 43). Outre leurs recherches cliniques ils ont fait sur l’animal des expériences paraissant montrer que dans l’intoxication acide la proportion de chaux éliminée par l’urine est augmentée par rapport à celle qui est éliminée par l’intestin. En se basant sur le chiffre de la chaux urinaire on risquerait donc d évaluer trop haut l’excrétion de cette base.

2. Desgrez et Quende. (C. R. de la Société de Biologie, 25 mars 1905 et C. R. de V Acad, des Sciences, 29 mai 1905).

3. L’ingestion d’acide chlorhydrique, c’est-à-dire d’unaeide minéral, a élevé encore ce rapport qui est devenu 0,77.

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