‹ Le diabète sucréChapitre 527 sur 654 · COM P UC A T I O N SUÉ N A L ES A I. B U M I N U H I E · texte numérisé non relu

COM P UC A T I O N SUÉ N A L ES A I. B U M I N U H I E

Quelques auteurs, et non des moindres, Frerichs, entre autres, ne considèrent pas l’albuminurie comme fréquente chez les diabétiques. Mais la plupart sont d’un avis opposé : Kiilz ’, sur les 1)80 diabétiques dont il a rapporté l’observation, dit l'avoir observée chez o40, à chacun île scs examens (c’est-à-dire chez 70 p. 100), et, d’une manière accidentelle, chez un certain nombre des 140 autres. Mais l’albumine atteignait (ou dépassait) un gramme par litre, chez un dixième seulement, et. chez les deux tiers, elle n’était décelée «pie par une simple opalescence. 11 n’est donc pas surprenant que d’autres observateurs, moins méticuleux, aient considéré l’albuminurie comme peu commune chez les diabétiques.

En fait, d’après mon observation personnelle, — et d’après Kiilz lui-mème, — une albuminurie notable ne se rencontre guère que chez 8 à 10 p. 100 des diabétiques. Elle dépend le plus souvent d’une néphrite, soit antérieure au diabète, soit causée par l'acétonémie.

Valeur pronostique de l'albuminurie. — Les opinions ont singulièrement varié sur la signification pronostique de l’albumine dans une urine diabétique ; Thénard et Dupuylren 2, ayant observé la diminution de la glycosurie chez des diabétiques qui devenaient albuminuriques, avaient considéré l’albuminurie comme favorable. Mais Rayer1, Bencc-Jones \ etc., ont fait justice de celte erreur ; et maintenant il est universellement admis qu’elle aggrave beaucoup le pronostic.

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