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COMA
La céphalée est aussi un symptôme banal, de même 1 insomnie, l'agitation, l’anxiété, qui peuvent parfois en imposer, soit pour une excitation maniaque *, soit pour de 1 ivresse alcoolique. On a encore signalé des troubles de la vue, de la parole1 2, une exagération de la faiblesse musculaire, et même des convulsions3 4 5. L 'inappétence est plus significative. Assurément, un diabétique peut avoir une indigestion et de l’inappétence passagère ; voire même un véritable embarras gastrique; mais une inappétence de quelques jours doit éveiller l’attention, et si, pendant cette période d’inappétence surviennent des troubles respiratoires, ou une tendance même légère à l’assoupissement, le doute n’est plus permis ; le coma menace, et son début n’est plus qu’une question d’heures.
Troubles respiratoires. — Les troubles respiratoires ont, en effet, une sérieuse signification. Ce n'est pas qu'ils soient pathognomoniques. On a dit avec raison, qu’objectivement, ils ne diffèrent pas essentiellement de ceux de l’urémie ; mais dans les conditions cliniques où ils se présentent, leur valeur diagnostique est de premier ordre.
Le plus souvent, les mouvements respiratoires sont réguliers et amples; parfois on a observé une durée relativement longue de l’inspiration, lloque a vu l’inspiration se terminer par une sorte de gémissement L Leur fréquence varie entre 21) et lit! par minute. Exceptionnellement on a observé le type de Chevne StoUes8, et, comme dans l’urémie, on peut ne trouver aucun râle à l’auscultation du poumon.
Les troubles respiratoires précèdent presque toujours la somnolence. Quoi qu’il en soit, si aucune médication n’intervient, le
1. Voir Eutcher. (New-York Med. Journal . 1897, déc. 18. p. 823).
*2. Castajh Douglas. (British Med. Journal, 1903, déc. 20).